Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien

Publié: 20 janvier 2012 par maedhros909 dans Fantasy, Littérature
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Edition 1960 de la Trilogie du Seigneur des Anneaux en Anglais – Prix approximatif : 500€ en bon état.

(T1 uniquement résumé)

« Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône
Dans le Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres. »

Dans le nord-ouest de la Terre du Milieu, au cœur de l’Eriador, se niche la Comté patrie des Hobbits, les petit-gens vivants en paix de cultures et d’élevages.
Pourtant Frodon Sacquet est un Hobbit des moins banals. Il doit vivre avec les histoires peu communes de son oncle Bilbon au turbulent passé d’aventurier.
Alors que Bilbon prépare son dernier voyage et lègue tous ces biens à son neveu, dont le mystérieux anneau magique qu’il a jadis dérobé à la créature Gollum. Gandalf le Gris le magicien découvre que cet anneau est en réalité l’Anneau Unique de Sauron, le malveillant seigneur noir du Mordor jadis vaincu par les lignées des hommes et des elfes.
Alors s’engage la plus grande quête de la Terre du Milieu, détruire l’Anneau Unique avant que les serviteurs de Sauron ne retrouve son porteur, Frodon. Et pour cela il lui faudra se rendre là où il fut forgé, à la Montagne du Destin, au cœur du Mordor lui-même. Le tout sans succomber à son pouvoir maléfique et en évitant tous les pièges qui lui seront tendus bien entendu. Heureusement dans cette quête il ne part pas seul un petit groupe de héros prennent son soutien… C’est la Communauté de l’Anneau.

 

Ainsi donc  me voici en train d’œuvrer pour le plus grand bien de tous avec ce résumé, qui (une fois n’est pas coutume) est rédigé maison comme avant quand j’avais le temps (et comme certains des textes présentés ici fatalement) et ce à l’exception de la comptine bien entendu !…
Tout cela alors que je pensais ne jamais m’atteler à cette tâche qui est de commenter le père suprême de la Fantasy entre autre parce que cela ne paraissait pas utile. Qui n’a jamais lu LE Seigneur des Anneaux ?!! Pire encore qui ne le connaît pas de part la trilogie cinématographique de Peter Jackson ou les jeux vidéos, de sociétés, de rôle etc etc qui en découle ? Pourtant il m’est apparu que peut-être des personnes sur Terre sont encore dans ce cas là, au moins pour la partie littéraire de la chose, il est donc utile de au minimum essayer de faire en sorte que cela change ! Pour les autres, et bien… je ne pouvais pas recenser tous les ouvrages qui sont passés entre mes mains sans décemment citer Mr Tolkien.

Je commencerai par une mise en garde. Le Seigneur des Anneaux est paru pour la première fois en 1954. Tolkien est clairement un auteur en avance sur son temps, le premier à faire éclater la bulle de la Fantasy, cet étrange dérivé du Fantastique influencé par quelques autres auteurs encore plus tôt dans l’Histoire. Aussi, bien que l’histoire en elle-même soit tout public, le niveau de langue et le taux de description quasi-total (j’y reviendrai) rend l’œuvre relativement difficile d’accès. Un lecteur habitué appréciera mais quelqu’un qui ne lie jamais s’ennuiera ferme et trouvera cela fort chiant et ira chercher des styles plus accessibles. Aussi si vous vous reconnaissez dans cette catégorie, vous ne serez clairement pas de l’avis de ce commentaire ou sur la note et je vous prie donc de passer votre chemin.

Je pourrai rédiger ce commentaire cinquante fois, en y mettant tout mon « talent » rhétorique dans son écriture que je n’arriverai pas à la cheville de Mr Tolkien. Je ferai ce que je peux pour ne pas mélanger phrases bien formulées et phrases trop compliquées (c’est un des défauts principal de l’écriture, sachez le !) mais je ne serai clairement pas à la hauteur même si vous jugez en lisant ces lignes que c’est agréable et bien écris. Vous l’aurez compris je parle en détails de comment le livre est écris. Et bien il s’agit d’une série titanesque de descriptions toute plus réalistes les unes que les autres, toutes mieux rédigées les unes que les autres. Chaque mot à sa place, sa valeur, son sens, rien n’est laissé au hasard, tout est bien calculé bien millimétré, une danse continue des mots, une valse des phrases, un ballet de paragraphes et de chapitres qui s’enchainent sans faille ni fausse note. Cela nuit évidemment à la portée du public qui en dessus de 15-16ans aura beaucoup de mal a accrocher (même moi à l’époque, je n’aimais pas trop) mais c’est ce qui constitue une des forces de cette œuvre majeure. Le pouvoir des mots.

Une autre force majeure liée à la précédente mais différente. Le pouvoir de l’imagination. Voyez-vous Mr Tolkien ne fait que bien décrire dans le Seigneur des Anneaux. Il « décrit ». Il décrit la plus vaste et la plus incroyable fresque fantastique qui soit. La Terre du Milieu, ses pays, ses coutumes, ses peuples, ses paysages, son histoire, ses mythes et légendes, son calendrier, ses langages… je gage de ne pas connaître autre auteur encore qui ait créé plus vaste univers que celui-ci. Qui d’autre a inventé des langues pouvant être apprises et parlées ? Et non dans le film ce n’est pas n’importe quoi ! Il s’agit réellement de « L’elfique », une des deux langues elfiques existantes pour une être exacte, inventé par Tolkien dans son génie linguistique. Et tout cela donne un air profond à l’histoire, une touche de vérité comme si cela avait vraiment existé jadis. La trilogie (pardon Mr Tolkien, c’est un terme commun aujourd’hui surtout après l’hommage qu’à rendu Peter Jackson à la quasi-totalité des livres) du Seigneur des Anneaux a après tout été rédigée pendant plus de quinze ans et le travail sous-jacent (pour ne pas presque le citer), l’univers dans sa globalité existe lui depuis sa jeunesse.

Carte de la Terre du Milieu

Je vais continuer avec la seule véritable critique qui peut suivre ce qui précède. Le fait que le roman soit très descriptif améliore la capacité du lecteur à se projeter dans l’univers et l’histoire, c’est certain. Néanmoins, il nuit parfois au rythme de l’action, et rend parfois les chapitres un peu longuets, d’autant plus si il ne s’agit pas de leur première lecture. Par exemple moi qui doit en être à une bonne quinzaine de relecture j’ai pris l’habitude de lire un chapitre du livre III et un chapitre du livre IV en alternance (« livre » désignant ici les deux parties des « Deux Tours », tome2 de la trilogie). Parce que autant le livre III est vraiment actif, autant le IV faut aimer les Hobbits parce qu’il n’y aura pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est long comme voyage pour deux Hobbits !
Après bien entendu si c’est la première fois qu’on lit le roman cela peut très bien se passer mais ce n’est pas sur. Peu de gens arrivent à le lire du premier coup d’ailleurs (moi inclus), en général on bloque quelque part et on revient quelques jours ou semaines plus tard, parce que finalement l’histoire n’est pas finie. Un lecteur assidu lira ça en un mois ou deux. Un psychopathe en quelques jours (hihihi). Mais au final le plus souvent on finit par le finir. Et c’est tant mieux !

Il serait peut-être temps de conclure. Je ne me suis volontairement pas attardé sur les autres ouvrages de Tolkien, qui feront l’objet sans doute d’autres paragraphes. Et donc en conclusion, Tolkien et son Anneau sont les pères fondateurs de la Fantasy moderne et son talent reste inégalable. Aussi difficile qu’elle soit d’un point de vue littéraire, cette trilogie est le plus grand incontournable du genre, le livre qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, car il transmet tellement plus qu’une simple histoire de contes de fées qu’il mérite son statut d’œuvre légendaire.
Note : 18,5/20

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commentaires
  1. […] linguistiques (aujourd’hui commercialisés) elfique et nain et enfin Bilbon le Hobbit et le Seigneur des Anneaux qui constituent la partie émergée de son œuvre aux yeux du grand public. A l’instar de […]

  2. […] accessible au grand public même avec Bilbo le Hobbit pourtant cent fois plus facile à lire que Le Seigneur des Anneaux et un million de fois plus que Le […]

  3. […] a des néophytes du genre, ou même à des initiés qui liraient déjà de la Fantasy ou même Le Seigneur des Anneaux ou Bilbon le Hobbit, dont je serai obliger de parler un peu pour expliquer certaines choses et […]

  4. […] (probablement à juste titre mais c’est tout de même assez difficile à identifier) que La Terre du Milieu de Tolkien et tout ce qui s’y rattache sont inspirés d’une Europe féodale très […]

  5. rp1989 dit :

    C’est un très bel article, qui est très touchant par la passion que tu y mets pour expliquer Tolkien et le seigneur des anneaux.
    Je dirai pour résumer, qu’il faut adhérer à l’univers fantastique fantasy pour pouvoir apprécier l’oeuvre mais on ne peut nier que Tolkien est le précurseur d’un genre littéraire.
    Et effectivement l’art de décrire, de créer un monde, de créer une langue relèvent de vrais talents littéraires et linguistiques.
    ça fait parti des « classiques » de la littérature.

  6. […] Le Retour du Roi, de JRR Tolkien. Idem j’ai déjà parlé du Seigneur des Anneaux, je dirai donc juste que ce troisième volume est très abouti, tellement passionnant et parfait […]

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