La Société Drow, vue par Maedhros909

Publié: 21 janvier 2012 par maedhros909 dans Donjons et Dragons, Inventions, Jeux de rôle
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Introduction.
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Initialement, les Drows, aussi appelés Elfes Noirs, faisaient partie intégrante du peuple Elfe, rien ne les distinguait de ces derniers si ce n’était leur culture et leurs coutumes.

Un jour, quelques vingt milles ans avant la formation des grands royaumes de Syn, les elfes et les drows rentrèrent en guerre. Le mythe raconte que Corellon le dieu des Elfes et Al’lyrra, la Déesse-Araignée celle des Drows n’étaient pas d’accord sur comment devait vivre à l’avenir les races intelligentes sur Syn. Pendant plusieurs siècles, les elfes s’entretuèrent dans les forêts, avant même l’apparition de l’homme, avant même que la Guerre Ancestrale avec les nains ne débute.

Puis Al’lyrra demanda un pacte avec Corellon qui accepta. Son peuple resterait indépendant du sien mais craindrait les rayons du soleil. Al’lyrra ne pouvait pas refusait une pareil offre et les Drows virent le jour. Les elfes noirs allèrent vivre dans les montagnes, sous la terre à l’instar des nains, ou dans les profondes forêt obscure. En quelques dizaines de génération plus personnes ne pouvait plus ignorer la différence entre un drow et un elfe.

Ce fut le premier peuple à se détacher des Hauts-Elfes comme ils se nomment eux-mêmes aujourd’hui… Plusieurs suivirent quelques millénaires plus tard…

Les Drows.
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Physique.
Depuis si longtemps qu’ils vivent sous terre, les Drows ont développé des caractères physiques et morphologiques très spécifiques à leur espèce.
En règle générale ils sont tout d’abord un peu plus petits et plus minces que la plupart des autres races elfiques. Ils ont la peau très sombre, d’un noir de jais. Ils ont les cheveux qui poussent plus vite que les autres races, aussi les ont-ils bien souvent longs et blancs ou grisâtres. Les cheveux et la peau jouent un rôle relativement important chez les elfes noirs, être différent revient à se rapprocher des autres races et donc à s’éloigner de la sienne. Considéré comme un handicap, il est arrivé que des mères tuent leurs enfants en voyant leurs cheveux roux ou blonds. Ils ont souvent les yeux très clairs, la couleur la plus répandue étant le blanc ou le rouge, la seule absente le noir et le marron.
Ils sont aussi résistants et très physiques.

Talents, magie et prédispositions.
Vivant dans le noir, les Drows ont développé une vue infaillible et nocturne et ont une ouïe très développée également. Il est presque impossible de les prendre par surprise ou de les piéger. Ils sont cependant incapables de supporter les lumières vives et le soleil sous peine d’être aveuglés, parfois définitivement.
Les elfes noirs sont depuis toujours protégés par leur déesse Al’lyrra, bien plus que celle-ci ne le devrait. Ils ont développé des talents magiques mineurs innés propres et communs à tout le monde, sans aucun entraînement, sans aucune autre forme de magie.
De ce fait ils pratiquent bien plus facilement la magie que la plupart des autres races de Syn et sont prédisposés aux formations de prêtres, de magiciens, d’ensorceleurs etc.
Les Drows sont également extrêmement résistants à la magie, parfois on raconte que les sortilèges rebondiraient sur leur peau.

Leur déesse Al’lyrra dans son immense intelligence et ruse savait également que la magie ne suffirait pas toujours à protéger son peuple. D’un naturel agile, extrêmement rapide et discret, les elfes noirs sont également de redoutables guerriers tant à distance qu’au contact. Ils ne sont pas assez robustes pour porter de grosses armes ou armures mais ont pratiquement tous toujours deux cimeterres, un arc et une tenue de cuir. Ils apprennent parfois presque instantanément le maniement de certaines armes.

Prenant exemple sur leur déesse, les drows utilisent et savent manier avec une certaine facilité les différents poisons et antidotes qui sont à leur porté.

L’Ordre Social.
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Une société matriarcale.
Contrairement à toutes les autres races de Syn, les elfes noirs obéissent à un système social matriarcale et clanique. Les femmes ont dans les cités tous les pouvoirs et toutes les responsabilités. On raconte que la déesse Al’lyrra aurait imposé cela à son peuple après sa guerre contre Corellon afin de marquer son autorité sur Syn. Les drows mâles auraient tenté de résister dans le passé c’est pourquoi la déesse araignée a doté ses femelles de grands pouvoirs, inconnus des mâles.

Il existe deux types de dirigeantes : Les prêtresses de Al’lyrra, la déesse araignée ancestrale des drows et les princesses (de sang ou de rang).
Les prêtresses sont des êtres perverses et souvent très cruelles, leur puissance est moindre que certaines guerrières mais leurs actes et leurs pouvoirs imposent le respect et la crainte à tout le clan.
Les princesses sont elles en général des guerrières. Héritières ou non de la Matriarche (ou Matrone) précédente, elles sont plus parcimonieuses dans leurs jugements moins voilés par la foi, mais tout aussi dangereuses.
De ces deux types d’instances dirigeantes, toutes deux toujours présentes dans une cité, finis par ressortir une Matriarche. Ainsi il n’est pas rare de voir des affrontements secrets entre Prêtresses et Guerrières au sein même d’un clan.

Les sujets drows sont fidèles et dévoués à la chef en place tant que celle-ci conserve son autorité (et son poste).

Les mâles drows sont cantonnés à toutes les tâches ingrates ou brutales dont ne veulent pas s’occuper les femmes. Ils sont souvent formés comme infanterie légère et facilement renouvelable. Un mâle noble (et en état de grâce) ou membre de la famille de la matriarche peut néanmoins avoir un statut élevé dans la société des drows. On les côtoie plus souvent à l’extérieur que les femmes car ils ont aussi pour rôle le marchandage.

Les femmes drows au pouvoir établissent souvent des listes de Codes d’Honneur assez strictes que leurs sujets ne doivent pas transgresser sous peine d’être en disgrâce. Chaque Matriarche est libre de les modifier à sa guise mais doit prendre garde à l’avis des autres femmes de très haut rang social.

La loi du plus fort.
La société drow est également basée sur la loi du plus fort : le plus puissant doit régner.

L’individualisme est la vraie religion de l’elfe noir. Les complots contres les dirigeants est quelque chose qui fait partie intégrante de leur civilisation. Discrets et silencieux, les assassinats entre drows sont quotidiens et lorsqu’ils échouent, il est de coutume de s’isoler dans la cité ou à l’extérieur pour se défier en duel. Les luttes de pouvoir et d’influence sont l’essence même de la vie d’un drow moyen et ambitieux et pour les autres il s’agit juste d’un sens de l’honneur.

Un drow quelque qu’il soit sert en premier son clan et sa Matriarche, mais rares sont ceux qui sont capable de résister à une occasion d’améliorer leur propre situation social, qui est primordial ici on l’a vue. Cela inclus les meurtres, les trahisons etc.

Le peuple drow est donc mis à l’épreuve et sélectionné en permanence par ses querelles intestines et finit par ressembler à un peuple d’élite exclusivement fait de femmes et d’hommes forts et puissants. Néanmoins, il peut s’avérer qu’un clan finisse par disparaître tant ce trie est brutal.
Les parias drows existent et vivent exclus de leur peuple, loin des cités, souvent à cause d’un refus de la philosophie elfe noir. Les plus grands exclus de la société sont condamné à subir la malédiction de Al’lyrra et sont transformé en Drider, mi-drow mi-araignée.

Il arrive parfois que des bandes rivales se forment et se livrent à des vendettas en plein cœur de la cité. Si la Matriarche n’est pas à même de réagir rapidement, il arrive que sa remplaçante s’avère être la leader de la bande vainqueur, le cœur de la foule allant toujours faire ceux qui se montrent les plus forts.

Les guerrières non issues de sang royal se livrent à des combats à mort sans aucune pitié, ou honte, et en public dans les « Arènes du Pouvoir ». Lorsque le peuple est conquis par une guerrière pendant très longtemps, il arrive que celui-ci rejettent (par la force s’il le faut) la Matriarche actuelle pour nommer cette guerrière à sa place.

Il existe cependant des drows qui ont bons cœurs. Si ils ne sont pas tués avant, il arrive qu’ils aient de grandes influences sur l’avenir d’un clan.

La guerre des clans.
Les drows obéissent à la loi du plus fort au sein de la cité mais également entre chaque cité. Lorsque deux Matriarches ne s’entendent pas entre elles ou qu’une partie des règles fixées par l’une d’entres elle ne convient pas à l’autre, ou pour un autre motif plus ou moins viable et sérieux, elles rentrent en guerre.
Les guerres entre clans sont extrêmement courantes, voire encouragées. Elles forment les soldats aux guerres plus sérieuses et permettent d’éliminer les guerriers trop faibles. A cent pour cent nocturnes ou souterraines, le monde extérieur ignore tout de ces combats fratricides.

Récemment dans l’histoire ces guerres ont diminué en nombre et en intensité, les elfes noirs voulant apparemment tenter de se rassembler plus que dans leur passé.

L’art de la guerre.
Depuis leur séparation avec les Hauts-Elfes, les drows ont acquis une certaine maîtrise de l’art de la guerre et ce, afin de battre ces ennemis héréditaires et tous ceux qui pourraient s’opposer à eux.
L’armée drow se divise en deux grandes catégories. Les Fervents d’Al’lyrra, nommés ainsi à cause de leurs facultés magiques et les soldats de l’Ombre qui sont les troupes régulières.
Les Fervents d’Al’lyrra sont typiquement nais et entraînés pour vaincre les guerriers ou soldats potentiellement plus efficaces que ceux des elfes noirs. Ainsi dans un combat contre des nains, la stratégie des drows reposera sur la base que les ensorceleurs, les magiciens etc. peuvent arrêter ces guerriers avant même qu’ils ne puissent combattre efficacement. La branche magique de l’armée drow est très développée et constituée en général de femmes.

Les Soldats de l’Ombre correspondent eux à l’infanterie ou l’archerie des autres civilisations. Peu habitués et doués en équitation, les elfes ont très peu de monture à l’exception parfois de lézards ou d’araignées géants. Leur infanterie se compose essentiellement de soldats rapides et agiles, plus efficaces une fois au centre de la mêlée que dans toute autre situation. Ils se battent en général avec deux armes courtes, majoritairement des cimeterres, mais peuvent également porter des boucliers légers et n’apprécient que moyennement les armures très lourdes. Ils utilisent également énormément d’arcs très dangereux, aux pointes de flèches souvent enduites d’un poison extrait du venin des araignées.

Les tactiques privilégiées des elfes noirs reposent sur leur vitesse, leur discrétion et leur agilité. Rarement une vraie bataille rangée entre drows a eu lieu, leur combat prenant plutôt la forme de milliers d’escarmouches aux portes d’une cité et sous couvert de ses défenses.

Les relations avec les autres races.
Toutes personnes n’appartenant pas à leur race, sont globalement considérées par les elfes noirs comme des êtres inférieurs. Au mieux utile à leur propre intérêt, au pire nuisible.
De nos jours, les drows entretiennent des relations correctes avec les nains et les gnomes avec lesquels ils peuvent commercer plus efficacement qu’avec les autres races.
Ils sont toujours en guerre contres les Hauts-elfes et attaquent régulièrement pendant des nuits de grandes violences des colonies ou des temples elfes. Tous les ennemis qu’ils pourraient capturer sont considéré comme des esclaves et traité comme tel.

Les Mœurs et les Coutumes.
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L’éducation.
L’éducation des elfes noirs fait partie des plus dure et des plus conditionantes des Terres de Syn.
Tout d’abord, dès qu’ils sont en âge de marcher, filles comme garçons apprennent le maniement des armes légères, la marche, la course etc. et ceux en vue d’en faire de parfaits combattants. Très vite dans leur enfance, les drows apprennent leur langage secret entièrement fait de signes dont j’ai pu tirer leur formes écrites ci-dessous (je ne suis jamais parvenu à en trouver le sens) :

Puis, ils apprennent toutes les langues qui pourraient un jour servir le clan, le nain, le gnome etc.
On leur enseigne l’honneur, la dignité, l’ambition, l’art de la guerre… On assiste parfois dès 10ans des premiers meurtres, assassinats et, même, duels !

A 15ans commence la division des sexes, les enfants entrant dans la puberté (les drows sont décalé au point de vue physiologique sur tous les plans avec les humains, pas seulement la longévité). Les filles sont totalement isolées, dans des monastères ou dans des casernes en vue de devenir la classe dominante de la cité (voir plus haut). Les garçons eux apprennent la servitude, le dévouement et le combat. Leur encadrement est donc uniquement féminin et souvent la violence (voire la torture) est utilisée pour apprendre l’obéissance servile aux jeunes hommes. Ils en gardent souvent des séquelles psychologiques et/ou physiques à vie.

A 25ans, les nouveaux adultes sont lâchés dans le monde réel et doivent désormais apprendre à survivre seuls. Les femmes drows ont en général pour premier objectif en sortant de ce long entraînement : l’acte amoureux. Encore et encore et encore. Inévitablement, certaines tombent enceinte très vite ce qui favorise le renouvellement de la population et conforte les elfes noirs à conserver cette forme d’éducation.

La religion Drow (Al’lyrra).
Selon toute vraisemblance la religion drow est bien étrange. Les elfes noirs vénèrent la déesse Araignée Al’lyrra. Selon leur mythologie, Al’lyrra aurait été l’épouse de Corellon. Alors que lui gérait l’ensemble des races elfiques, cette dernière devait se contenter de son seul peuple. Pendant des siècles, elle demanda qu’on l’intègre un peu plus aux affaires de Syn mais Corellon refusait toujours, prétextant qu’elle n’avait pas les compétences artistiques nécessaires pour faire prospérer la grâce des Hauts-Elfes. Rongée par la jalousie, l’ambition et le dédain de son mari, elle finit par le quitter, se tourner vers le mal et rentra en guerre contre celui-ci, ce qui mena au schisme des deux races (voir l’introduction).

La religion de la déesse Araignée est très violente, sans aucun compromis, et suit des codes de l’Honneur très strictes tout en prônant l’ambition et le pouvoir comme vertus universelles. Elle est sans doute une des plus difficiles à comprendre (ou à admettre). Les elfes noirs considèrent que la Matriarche en fonction est l’avatar d’Al’lyrra. Le fait qu’elle soit remplacée signifie donc seulement que la déesse a choisit une nouvelle assistante pour faire entendre sa parole et donne donc un prétexte aux complots et aux assassinats. Que chaque clan est une Matriarche différente, souvent en désaccord d’ailleurs, est simplement et très poétiquement expliqué par une métaphore… Tout comme son aspect, Al’lyrra dirige les drows comme une toile d’araignée appliquant certaines règles, dons ou devoirs à certains endroits et pas à d’autres pour le maintient général de cette toile grandiose qu’est son peuple.

Les mythes disent que lorsqu’il n’y aura plus qu’une seule et unique Matriarche pour tous les drows, la toile sera suffisamment solide pour s’étendre au reste du monde et que les elfes noirs deviendront sans doute les nouveaux leaders de Syn.

Enfin, des études théologiques récentes, étouffées dans le sang, auraient affirmées que Al’lyrra serait en réalité la toute première Matriarche des drows, au temps de la grande guerre contre Corellon. Celle-ci aurait suivi à la lettre la foi ambitieuse des elfes noirs en usurpant l’identité de la véritable déesse qui se nommerait Lolth, profitant du chaos et de la guerre pour donner l’immortalité à son nom.

La liberté des Moeurs
La liberté des mœurs est peut-être ce qui caractérise le plus la société drow.
Elle se divise en 3 catégories :
La liberté sexuelle.
La liberté amoureuse.
La liberté létale.

La liberté sexuelle :
Pour les étrangers, en particulier la gente masculine et plus encore chez les humains qui semblent alors fascinés, l’idée principale sur les drows concerne leur sexualité. Les femmes drows contant parmi les plus belles de Syn, les fantasmes s’y rattachant sont très souvent nombreux et fantastiques. Néanmoins parmi les rares chanceux à avoir pu passer un tel moment de plaisir, rares sont ceux qui seraient prêt (ou aptes) à recommencer…
En effet, ce qui est nettement moins colporté c’est que, chez les elfes noirs, le plaisir de la chair est régulièrement associé au plaisir du sang. De cet état de fait sont nées les rumeurs comme quoi vampires et drows seraient très proches ce qui en réalité très rares, un vampire elfe noir aurait de grands pouvoirs mais aussi d’immense faiblesse, toute trace de lumière lui serait instantanément fatal…
Pour eux, la sensation de douleur n’est pas la même que pour la quasi-totalité des autres races existantes… Une coupure procure bien souvent plus de plaisir qu’elle n’inflige de souffrance. Pour autant on ne peut pas dire d’eux qu’ils soient masochistes, ils ne recherchent pas spécialement leur propre douleur, elle sert juste d’appuis à l’acte amoureux comme pourrait le faire des caresses ou des baisers. C’est une notion très difficile à concevoir pour les humains et les Syniens en général…

Dans les faits la liberté sexuelle des drows n’a pas réellement de limite connue, la notion même de tabou est inconnue et inconcevable. Dans une civilisation où la guerre et les combats sont presque permanents, il n’est pas difficile d’imaginer cette logique qui tient du fait que chaque moment de répit doit amener la dose de plaisir la plus importante qui soit possible d’obtenir…
En tout cas pour les femmes… Dès leur puberté (souvent avant même) et leur mise à l’écart éducatif à l’age de quinze ans, les filles et femmes elfes noires ont le droit d’obliger n’importe quel mâle (à quelques rares exceptions prêt) à le servir sexuellement dans le simple but de prendre du plaisir. Dans les établissements où sont éduqués les filles pendant une dizaine d’années, il est coutume de faire venir régulièrement des esclaves mâles par centaines pour assouvir tous les fantasmes et toutes les envies et pulsions que pourraient avoir les apprenties prêtresses ou guerrières. Ils peuvent très bien être d’autres races, faisant partis des prisonniers de guerres par exemple, elfes ou hommes mais aussi parfois nains ou orques. Dans ce cas ci, les femelles finissent en général par tuer leur partenaire, souvent pendant l’acte même… Il arrive aussi fréquemment que ce soit les mâles eux aussi en éducation qui doivent subir cela, pour leur apprendre le servage et l’obéissance sur le plan purement sexuel. Eux cependant ne sont pas censé mourir pendant cet exercice…
Plus tard, sauf dans les cas de Vestalë (voir plus loin) et dans de rares exceptions, les femmes conservent tous les pouvoirs et tous les droits. Au détour d’une rue, un mâle peut être choisi pour faire l’amour avec la maîtresse qui l’a désigné. De même, il n’est pas rare que les guerrières organisent des rapts en surface pour avoir de nouveaux jouets, l’espace d’une nuit…
A noter que les femmes drows n’hésitent pas non plus à multiplier les partenaires, y compris au même moment… Il n’est pas rare qu’une elfe noire demande deux ou trois mâles pour pouvoir passer une nuit agréable. Les races ne sont pas forcement importantes non plus dans leur choix, même si les plus courantes sont bien sur les drows et parfois les hommes ou les elfes… De même, il est bien connu que les plaisirs de l’homosexualité féminine sont très appréciés même si nécessitant alors le consentement (souvent rapide) de leur partenaire.

Parfois, il arrive (très rarement toutefois) qu’une femelle drow trouve un homme satisfaisant et se montre douce et amante avec lui. Elle le laissera partir une fois qu’elle est certaine de ne pas être enceinte, parfois même l’aidera par la suite s’il venait à se trouver en danger. Dans ce cas, cet homme sera probablement le plus comblé de Syn durant plusieurs années. Cette expérience que quelques chanceux ont pu éprouver image réellement ce qu’est le septième ciel.

La liberté amoureuse :
Malgré tout, l’amour et le mariage existent chez les Drows qui appellent cela la Vestalë. Réservée en général aux femelles de hauts rangs, elles ont la possibilité de choisir un mâle afin de s’unir à jamais. La fidélité n’est toujours pas une obligation pour l’épouse, mais dès lors que l’union sacrée a été prononcée, plus aucune autre femelle n’a le droit de simplement même toucher son époux, il lui est entièrement dévoué.
Cette Vestalë montre bien plus que du simple attrait charnel, le sentiment que nous nommons nous amour doit être si fort qu’il nous est presque difficile de concevoir. Un dévouement éternel et total est attendu du mâle par exemple.
Bien entendu la Vestalë n’est autorisée par les prêtresses de Al’lyra seulement s’il s’agit d’un et d’une drow.

Alors se lance une fête soigneusement préparée où, devant quelques centaines d’invités, le couple devra s’unir de manière charnelle, puis sanguine.
En effet à la fin de l’accouplement en public, le couple sera mené à un bassin d’eau pure où les deux amants devront s’ouvrir très lentement les veines des avant-bras afin de mélanger leur sang. Chaque nouvelle avancé dans ce rituel est ponctuée par des prières, des chants, d’autres pratiques sexuelles et il en ressort que celui-ci est très long (environ trois jours) et très épuisant. Il est également effectué à l’aide d’une dague sacrée qui laisse une cicatrice éternelle aux amants. On raconte que celle-ci leur permettrait de communiquer par la pensée et agrandir leur force lorsqu’ils sont proches, mais les exemples sont si rares ou si peu ébruiter qu’il m’est impossible de vérifier ces rumeurs…

Une seule règle existe. Une drow ne peut être Vestalë qu’une seule fois.

La liberté létale :
Enfin, la mort chez les drows n’a pas la même importance que sur le reste des Terres de Syn. Ils luttent pour leur vie bien sur, les Vestalës pour leur conjoint, les mâles ont pour mission de protéger les femmes…Mais le meurtre n’est pas prohibé…Pire, l’exécution est souvent un moment apprécié par cette race. Il est donc assez courant que des femelles provoquent des mâles afin de pouvoir aller les mettre à mort après ou pendant un rapport sexuel forcé.
Ainsi, il n’existe que deux sortes de punition mortelle chez les Drows : la torture et le sacrifice à la gloire de Al’lyra.
Tuer pour le simple plaisir est admis chez les elfes noirs, à condition que la mort soit motivée, par vengeance par exemple, les actes gratuits n’entrant pas dans l’idéologie ambitieuse de la religion drow. A noter qu’il est sans doute très facile pour une elfe noire de trouver un prétexte justifiant son acte. Une performance sexuelle d’un mâle qui lui aurait déplu et aurait motivé son meurtre est par exemple une excuse des plus valable.
Ajoutons que si le mâle n’a pas le même statut social et la même « importance » que la femme, il reste indispensable à la reproduction et la réalisation des tâches ingrates et les Matriarches doivent donc veiller à ce qu’il en reste toujours une certaine proportion.

Les sacrifices.
En l’honneur de leur dieu, les drows pratiqueraient régulièrement les sacrifices animales ou humains. Ce serait le sort réservé aux prisonniers réticents ou dont la rançon ne serait pas payée. Mais il nous ait très difficile de le confirmer. Les informations à ce sujet ne sont que des rumeurs et même les exilés se refusent à nous parler de cette partie de leur culture.

La nature et les animaux.
Les elfes noirs ont très peu de contacts avec la nature ou avec les animaux. Ils cultivent près de leurs cités d’immenses forêts de champignons géants où ils aiment se détendre et dormir. On dit aussi qu’ils tirent une partie de leur science des poisons et des antidotes de ces parasites.
Pour ce qui est de la faune, ils vénèrent bien sur les araignées et les montent même parfois ainsi que des lézards géants.

Les interdits de la race.
Les interdits des elfes noirs sont en général différents pour chaque clan et fixés par chaque Matriarche. Néanmoins il en existe des communs à tous et d’autres extrêmement fréquents comme :
-Ne pas apprendre la langue drow à quiconque… Même un drow…Un drow qui ne l’aurait pas apprise dans sa jeunesse sera considéré comme un paria.
-Ne pas donner d’armes drow à quelqu’un qui n’est pas de l’espèce.
-Ne pas montrer de pitié ou de compassion avec un elfe.

L’Economie Drow.
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La valeur des montagnes.
L’économie drow repose depuis toujours sur les ressources minières de la montagne. Au même titre que les nains, ils ont développé les carrières et les mines et disposent en général d’énormément d’or ou de pierres précieuses.
Mais à part cela et tout le profit dont ils peuvent en faire par le commerce, les drows sont reconnus pour être les seuls à savoir fabriquer magiquement de l’équipement en fer froid. Les dites armes ou armures se révèlent presqu’aussi légère que certaines faites de mithral et sont souvent dotées de pouvoirs magiques. Néanmoins la déesse Al’lyrra interdit aux étrangers de porter ces objets de grande valeur, ainsi ce métal modifié se vaporise instantanément à la lumière du jour et rouille déjà aux lumières vives.
Les drows peuvent également commercer des poisons et des antidotes et servent parfois de guides aux plus riches voyageurs.

L’art du vol, du grand banditisme.
De part leur capacité à se dissimuler, à la rapidité et à la discrétion, les elfes noirs ont rapidement compris qu’une partie de leurs ressources proviendrait des autres peuples… et ce par l’art du vol. Presque aussi efficace que les halfelins ou les gnomes, les drows sont parmi les voleurs les plus réputés de Syn. Seulement, ils n’apprécient pas vraiment le vol à la tire et privilégient les vols de grande envergure.
Une grande partie des drows vivant à l’extérieur et dans l’illégalité travaille également comme assassin ou kidnappeur. Les gages et les rançons de ces derniers sont souvent sources de grands profits pour leur clan et sont donc généralement encouragés par la Matriarche.

Les marchands Drows.
Les hommes drows ont, parmi toutes les tâches ingrates qu’on leur confie, la possibilité de devenir marchand et s’entretenir donc avec d’autres espèces. Il ne se verra jamais une marchante drow, elles ne s’abaisseraient pas à cela.
A part de rares exceptions, les marchands elfes noirs sont très efficaces, tant par leurs disponibilités que leurs prix et ceux pour la seule et simple raison que la plupart de leur commerce est illégale ou dangereux. Néanmoins pour ces marchands rapportaient beaucoup d’or dans leur cité est le seul moyen de se montrer utile (et donc de ne pas être banni).

Les Cités Drows.
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Les cités drows comptent parmi les plus étranges de Syn. Tout d’abord, elles sont, comme celles des nains, sous terre, ensuite elles sont reconnues pour être très labyrinthiques. Seul un drow peut ne pas se perdre dans une ville drow, les autres, sauf miracle, sont condamnés à s’y perdre jusqu’à la mort si personne ne les en sort.
Les bâtiments sont taillés dans la pierre et façonnés pour avoir des formes, très souvent pointues et aiguisées. Les parois sont ensuite recouvertes par les artistes elfes noirs d’un genre de marbre préalablement rendu magique (l’une des taches les plus pénibles à accomplir pour les apprenties prêtresses). Ce marbre, dans l’obscurité du monde souterrain, émet une lumière magique violette très perturbante mais d’une beauté sans pareille, il en dégage un sentiment de puissance très intense. Ce matériel est utilisé pour former des motifs sur chaque bâtiment offrant la possibilité de codifier la cité sans passer par une carte ce qui renforce la difficulté de s’orienter pour ceux qui ne savent pas les déchiffrer. On pense même que l’on pourrait dissimuler des sorts défensifs dans certains de ses motifs apparemment purement artistiques ou indicatifs.

Elles ont en général une seule et unique entrée (officielle) à la surface, protégée par de multiples techniques, sorts, pièges etc. C’est le lieu de toutes les batailles ou presque, et celui que le clan est habitué à défendre constamment. Il est très difficile d’attaquer une cité drow pour ce seul et simple fait. Les entrées sont faites pour la guerre et uniquement pour la guerre. Elles sont dissimulées (et semblent souvent ne pas être d’origine elfes noirs) dans les montagnes ou dans de profondes forêt noires, les trouver est difficiles, les passer relève de l’exploit. Même entre elfes noirs, il est extrêmement rare qu’un clan arrive à en conquérir un autre, mais leur paranoïa les force à se protéger toujours plus.

Le Futur des Elfes Noirs.
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Depuis leur division avec les Hauts-Elfes jusqu’à aujourd’hui, les drows n’ont cessé de s’entendre sous terre sans pour autant que cela soit réellement visible pour les races vivants à la surface.
Malgré leurs différents et leurs guerres incessantes, les elfes noirs se montrent expansionnistes et très ambitieux. S’il arrivait que ce peuple s’unisse, il compterait parmi les plus dangereux de Syn, bien que sans doute très vite contré par d’autres. Quoiqu’ils fassent, qu’ils s’étendent ou pas, qu’ils s’unissent ou pas, la civilisation drow est promise à de l’avenir et malgré une société brutale et individualiste feront sans doute parler d’eux et sont à surveiller attentivement, tant militairement que diplomatiquement.

Ecrits tirés de L’Encyclopédie des Terres de Syn de Urthadar Maleon, 635.

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commentaires
  1. jonathan dit :

    merveilleux …… après long moment loin de l’histoire des Drows ceci me fait du bien de me remettre a jour sur ces contes que j’ai laisser au oublie trop longtemps !!!! Merci et merveilleux travaille

  2. rp1989 dit :

    Cette histoire de Drow, ça provient d’un livre ou de légendes?
    ça a l’air d’être un jeu de rôle sympa: une société matriarcale, je veux voir ça (xd)!
    Ta présentation est très complète!
    Je pense que c’est un jeu de rôle qui pourrait m’intéresser.

    • maedhros909 dit :

      Cela tombe bien puisque tu y as déjà joué à ce jeu, c’est Donjons et Dragons le jeu concerné bien que les Drows apparaissent surement ailleurs.
      En fait les Drows ou Elfes noirs sont une race (plus ou moins jouable) au même titre que les nains ou les elfes normaux.
      Pour ce qui est de mon texte, il s’agit d’une pure invention de mon cru se basant sur le résumé de la Société/Culture de ces elfes dans un Manuel de Donjons et Dragons.
      Ces elfes noirs sont démocratisés par l’auteur RA Salvatore et ses séries de livres autour de Drizzt Do Urden, un elfe noir qui se barre de chez lui (https://maedhros909.wordpress.com/2012/01/25/la-legende-de-drizzt-de-r-a-salvatore/). Dans le livre la société drow y est encore détaillée que là et pas mal de point diffèrent (comme j’ai tout inventé) bien que cela reste toujours assez proche au niveau de la mentalité.

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