La saga du sorceleur, de Andrzej Sapkowski

Publié: 7 février 2012 par maedhros909 dans Fantasy, Littérature
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(T1 uniquement résumé : Le sang des elfes)

Le royaume de Cintra est en flammes, victime de l’attaque de l’Empire de Nilfgaard.
Sa souveraine, Calanthe, se suicide et laisse derrière elle sa petite-fille Cirilla. L’enfant a une importance cruciale, que son héritage royal ne suffit pas expli¬quer : dans ses veines coule la magie du sang elfe.

Le sorceleur Geralt de Riv, le chasseur de monstres pas tout à fait humain, la prend sous son aile. Il la conduit à Kaer Morhen, l’antre des sorceleurs, où elle apprendra la magie.

Aidé par la magicienne Merigold, Geralt découvrira la véritable nature de l’enfant et l’ampleur de ses pouvoirs. Mais un mystérieux sorcier est à sa recherche, et n’hésitera pas à menacer les amis du sorceleur pour arriver à ses fins…


Novélisation du jeu vidéo The Witcher, la saga du sorceleur semble mythique de par la qualité de celui-ci, quant est-il vraiment?
Je lis et j’ai lu énormément de livres de Fantasy, par conséquent ici dans cette ouvrage je n’ai trouvé qu’une suite de banalités, des personnages et un univers très mal exploités et souvent utilisés pour dissimuler des faiblesses scénaristiques et des banalités du genre littéraire.
Le mythe du guerrier ou mage protecteur lui même à moitié paria a la vie dure. Celui qui protège la veuve et ici l’orphelin contre le méchant sorcier. Le fait que celui-ci se nomme Geralt de Riv (et pas Waylander ou un autre), et qu’il soit un grand asocial n’y change rien. Le fait qu’il soit à l’origine d’un très bon jeu vidéo non plus.

Un personnage que l’on dit et sait profond (je n’ai jamais joué à The Witcher mais en ait suffisant entendu parler) et charismatique semble bien niais et bien incapable ici le pauvre. A l’évidence le contexte du jeu de rôle et d’action et les scénaristes qui lui sont associé le servent bien et l’ont embelli grandement. Le jeu apparait souvent (même sans y avoir joué) comme un condensé ou plutôt un distillat de tous les bons points des livres en gommant les saletés par la voie des choix du joueur.
Contrairement à la doctrine de « choix » du jeu de rôle, Geralt ressemble là à un petit paladin qui ne fait par rapport aux autres que ne pas s’assumer. Il se cache derrière sa neutralité mais dès qu’un quelconque personnage le titille il cède et devient tout gentil et tout mignon. Au final aucun choix réel. C’est du reste une formule qui convient au héros qui préfère ne pas se mouiller. Malheureusement encore une fois cela n’est exploité que pour faire passer le temps et on n’en finit pas de compter les pages qui ne relate au final que de comment Geralt de Riv le Sorceleur a fini par être impliqué dans l’histoire, comment il a fallu le retrouver, le convaincre, convaincre le reste des Sorceleurs blablabla. Il est ne suffit de dire que son héros est « original » il faut aussi le rendre crédible dans ses choix, comme peut le faire le jeu probablement, mais pas le livre. Contrairement à son homologue Waylander qui même si il révèle « gentils quand même, voit son caractère bien mieux exploité.
Il est parfois également à noter que Geralt parait parfois tellement bête que des incohérences apparaisses entre les ignorances du sorceleur et tout ce qu’il a vu ou vécu qui relèvent parfois des mêmes sujets (ou alors il fermait les yeux dans ces moments là ou il est amnésique je ne sais pas).
Lent et parfois inintéressant, la globalité de l’ouvrage se laisse toutefois lire tant bien que mal et reste d’une Fantasy classique et solide. Les pouvoirs des sorceleurs et la description de quelques vilaines créatures sont à relever de talents et d’une pointe d’originalité et il est évident que cela n’a pas échappé aux créateurs du jeu.
A réserver au fan inconditionnel du jeu, en espérant que leur personnage fétiche ne les déçoivent pas.
Note : 12/20

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commentaires
  1. Bonjour,

    Je n’ai pas le souvenir d’une lecture aussi laborieuse en ce qui concerne les personnages. Peut-être est-ce à cause de la mise en contraste avec les deux tomes de nouvelles servant de prélude. La perspective est peut-être plus visible bien qu’il faille souvent recoller les morceaux. Mais c’est aussi le travail du lecteur de suivre une piste lancée par auteur. Ou bien par simple fanatisme pour l’univers d’Andrzej Sapkowski, ce qui est possible aussi… Même si cela fait bien longtemps que je n’ai pas côtoyé The Witcher.
    Bien entendu, ce que vous dites n’est pas sans fondement, je ne dis pas que cet auteur est le meilleur. Il y a mieux, et en même temps il reste intéressant dans sa manière de travailler un grand déjà vu dans le domaine de la Fantasy. Au-delà des limites il reste tout de même un fond de psychologie et complexité qui mérite attention et invite à lire.
    Et au-delà de tout cela il reste évidemment la grande influence de notre subjectivité, de notre expérience de lecture qui conditionne nos appréciations 🙂

    En tout cas je vous remercie pour ce partage.

    Au plaisir de vous relire !

    Eléonore.

  2. rp1989 dit :

    Si j’ai bien compris, le bon du livre reprend ce qui fait parti du jeu vidéo.
    Peut être est-il préférable de commencer la fantasy par ce genre de livres et ne pas jouer au jeu avant de l’avoir lu?

    • maedhros909 dit :

      Je n’ai pas jouer au jeu mais je veux bien croire qu’il est bien je n’en ai tjs eu que de bonnes critiques.
      J’ai cependant appris que ce livre n’était pas la saga « originelle » de l’auteur (celle qui a inspiré le jeu), mais une sorte de suite/préquelle ce qui explique peut-être que je n’ai pas aimé.

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