Métamorphose en bord de ciel, de Mathias Malzieu

Publié: 9 février 2012 par maedhros909 dans Conte, Fantastique, Littérature
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Le bel oiseau

 

Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde.
Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu’à ce qu’un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable.
Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ».

Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant :

« Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. »

 

Deuxième livre du papa de Dionysos que je lis grâce à ma chérie adorée (merci mon cœur).
Après l’expérience de « La mécanique du cœur » il m’est déjà un peu plus facile de classer cet ouvrage dans « Conte Fantastique » sans moins de réflexions.

Publié quatre ans après « La mécanique du cœur », l’histoire est cette fois beaucoup plus sombre et noire que dans le récit précédent. Celle-ci a pour toile de fond un thème dur qui est le cancer. C’est un thème extrêmement rare et gage d’une certaine originalité. Je connais (pour l’instant du moins) assez peu de livres traitant de la maladie, ou d’un handicap quelconque.
Il existe « Les laissés-pour-compte » de David Eddings. Mais ce dernier même si il est excellent, n’est nullement fantastique, et encore moins un « conte fantastique ». Il y a quelques livres de Werber impliquant des personnages touchés par des maladies ou des handicaps lourds comme « L’Ultime Secret » par exemple (qui n’est pas son meilleur non plus). Mais Werber se classerait presque dans la Science-Fiction ou l’Uchronie plutôt que dans le « Fantastique », et il ne s’agit toujours pas d’un conte.

Bref, Malzieu fait donc là un pari audacieux et osé sur une thématique dure et sensible. Il en tire profit et extrait une histoire fantastique cohérente tant avec le cadre qu’avec la « tristesse » générale de l’œuvre.
Néanmoins même si cela montre un grand talent, le livre souffre à la longue de son manque de légèreté et de son cadre fixe. Un choix à double tranchant donc.

En conclusion, Malzieu écrit un ouvrage de très bonne qualité. Il fait voyager l’imaginaire sur une thématique dure et triste qu’il arrive pratiquement à faire oublier. Il pêche cependant par trop d’originalité et perd le côté addictif qu’avait « La mécanique du cœur ».
Note : 15/20

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commentaires
  1. […] posé quelques problèmes. Etait-ce parce que je l’ai lu après La mécanique du coeur et Métamorphose en bord de ciel, que j’ai trouvé meilleurs ? Etait-ce parce que cet ouvrage est plus […]

  2. rp1989 dit :

    Je pense que Malzieu a à coeur la maladie et les handicaps qu’il a presque à chaque fois traité de manière directe ou métaphorique dans ses livres.
    Ce qui me gène dans cette histoire c’est l’histoire d’amour avec l’infirmière/oiseau, j’ai du mal à comprendre où il veut en venir avec cet élément narratif.

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