Rigante, de David Gemmell

Publié: 14 février 2012 par maedhros909 dans Fantasy, Littérature
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L'épée de l'orage

(T1 uniquement résumé)

Au coeur de montagnes verdoyantes se trouve le petit village Rigante de Trois-Ruisseaux, dont les habitants vénèrent les dieux de l’air et de l’eau, et les esprits de la terre.
Parmi eux vit un enfant marqué au sceau du destin.
Né au cours de l’orage qui condamna son père, il se nomme Connavar.
Bientôt, les récits de son courage se répandront comme un feu de prairie. De l’enfant qui a combattu l’ours, il deviendra l’homme qui a tué le roi ! Il a juré de protéger son peuple et rien ni personne ne pourra se mettre en travers de son chemin.

Or, une prophétie a prédit qu’une armée sans pitié traverserait un jour la mer et, telle une avalanche, détruirait tout sur son passage. Sur cet échiquier, toutes les forces en présence vont jouer leur main : du général Fantôme à la Morrigu, créature maléfique qui hante les bois depuis la nuit des temps, en passant par Jasaray, l’Érudit de Roc, et son armée invincible.

C’est compter sans Connavar, qui s’embarque pour une quête qui le mènera au coeur de l’ennemi. Mais en chemin, il recevra un don : une épée magique. Ainsi obtient-il un nom qui frappera de terreur le coeur de ses amis comme de ses adversaires.
Un nom proclamant une destinée glorieuse et amère : Démone-Lame.


Aujourd’hui en attendant que je sois motivé pour faire le commentaire de « Druss la Légende », j’étoffe un ancien commentaire de « Rigante » une autre série, certes peut-être moins populaire et moins connu que le cycle de Drenaï (comme Waylander, Légende, Druss la légende etc.), mais néanmoins très intéressante d’un point de vue littéraire et non moins appréciable à lire.

Globalement je vais être direct, de mon point de vue, ils sont légèrement moins bons que ceux de Drenaï ou de la série « Le lion de macédoine » mais un concept y est clairement plus développé à mon sens que dans les autres ouvrages, et certains tomes ou certains passages de certains tomes sont assez troublants dans la façon de narrer l’histoire.
Je vais donc m’étendre sur un concept. Déjà présent dans Drenaï, les analogies entre les civilisations des récits et des civilisations qui ont réellement existées sont ici poussées à son paroxysme. Très discret dans Drenaï, il s’exprime un peu plus dans « Rigante ». On y retrouve ainsi ici par exemple un genre d’Empire Romain un petit peu modifié à la sauce Gemmell opposé à la société celtique de Connavar. Sans être des uchronies comme dans « Le lion de Macédoine » ou « Troie », le concept est suffisant efficace pour être visible et tout de même discret car ne gênant pas aux développements d’intrigues fantastiques remplis de sorciers, de magies, et de pseudo-divinités.
Bref une bonne partie de cette saga repose sur ce type « d’interactions » avec le réel habillement mélangées à la fantasy classique.

C’est peut-être le trait de Gemmell le plus remarquable d’entre tous d’ailleurs.
Gemmell aimait probablement l’Histoire et encore plus l’antiquité. Il décline dans ses œuvres des niveaux plus ou moins évolués de « références » ou de « rappels » à l’Histoire réelle. Presque invisibles dans Drenaï, développés dans Rigante et mis en avant dans « Le Lion de Macédoine », « Troie » ou « L’écho du grand chant ».

Parallèlement à cela, puisque analogie il y a, il se passe parfois plusieurs siècles entre deux tomes, ce qui peut être considéré à la fois comme un avantage et un inconvénient. Personnellement dans ce genre de cas j’ai toujours un peu de mal à faire le changement de personnage, la transition est parfois délicate, surtout quand c’est personnage très charismatique qui est en première place, ici Connavar. Ses successeurs ont bien du mal à le faire oublier.

Voilà en conclusion Rigante est un immanquable pour tout fan de Fantasy, de Gemmell ou des deux. Les intéressés par l’Histoire avec un grand H y trouveront aussi de quoi méditer, mais moins que Le Lion de Macédoine ou Troie. Seuls petits bémols, le passage entre deux personnages pas équivalents d’un point de vue « héroïsme » et quelques passages un peu inutiles par si par là, peu présents mais toujours plus que dans la plupart des Gemmell qui ont pour marque de fabrique de rarement avoir de temps morts.
NOTE : 17/20

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commentaires
  1. […] de près ou de loin à des choses connues. Cela est encore plus visible dans le cycle de Rigante où l’on peut là même facilement deviner quelles civilisations ont inspirées […]

  2. […] et la lutte contre oppression. Beaucoup de ses thèmes sont explorés par exemple dans Waylander, Rigante ou L’écho du grand chant d’une façon ou d’une autre mais indubitablement […]

  3. rp1989 dit :

    C’est plutôt sympa d’avoir des comparaisons avec l’histoire réel, ça aide à mieux visualiser certaines situations et personnages.
    Le côté épique doit être également très intéressant à lire.

  4. […] je l’ai déjà expliqué dans mes commentaires sur Rigante, le Lion de Macédoine et L’Echo du grand chant les ouvrages de Gemmell appartiennent […]

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