Pourquoi j’ai mangé mon père, de Roy Lewis

Publié: 15 février 2012 par maedhros909 dans Autre, Littérature
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Un subhumain

 

 » Ta saloperie de feu va nous éteindre tous, toi et ton espèce, en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as dépassé les bornes, Edouard, rappelle-toi, le brontosaure aussi avait dépassé les bornes, où est-il à présent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! »

 Les aventures et les mésaventures d’Edouard, hominien de génie, auquel s’oppose son frère Vania, un écolo de la préhistoire, narrées avec les tics de langage de nos modernes sociologues.

 

Encore une merveilleuse découverte que m’offre ma bien aimée avec ce livre.
Je n’aurai probablement jamais eu l’idée de lire ce titre sans que l’on me le propose, certainement car il n’est pas réellement fait pour toucher le grand public. Plus le fait qu’il ait été publié pour la première fois en 1960.
Je classe bien évident ce titre dans « Autre » cela va de soit.

Ce livre de sociologie déguisé en fiction se laisse dévorer en un rien de temps malgré les termes techniques qui nuisent parfois à la lisibilité et qui obligeront le lecteur non averti à faire des pauses régulières.
On se laisse habillement guider par l’histoire des premiers hommes, et de ce pionnier et inventeur qu’est le personnage principal de l’œuvre.
Le fait qu’il ait été publié en 1960 n’est absolument pas visible car le thème de l’évolution technologique avec ses pour et ses contres sera certainement toujours d’actualité peu importe l’époque. De plus il ne cite pas de découverte de l’époque mais parle de la préhistoire, ainsi la métaphore peut parler aux lecteurs de tous les âges à toutes les époques. Cela lui confère un côté « intemporel » et de roman « d’anticipation ».

En conclusion, un très bon livre, à la fois intriguant et drôle, simple mais profond et lourd de sous-entendus.
Les quelques défauts qu’on peut lui trouver sont une fin un peu bâclée et un point de vue de l’auteur qu’on soupçonne ou du moins qu’on est en droit de soupçonner avec le « Vania » beaucoup trop caricatural.
NOTE : 14,5/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    Il est vrai que ce livre a un indéniable rapport avec les sciences humaines, il faut le savoir pour ne pas prendre l’histoire trop au premier degré.

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