Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein, de Theodore Roszak

Publié: 19 février 2012 par bibliothriller dans Gothique, Littérature
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Recueillie par la baronne Frankenstein, la jeune Elizabeth est introduite dans le monde secret des sorcières et initiée à l’alchimie, aux lois de la nature et à celles du corps humain. De son côté, Victor, fils légitime de la baronne, tournant le dos à cet univers féminin respectueux de la «loi naturelle», est pris du vertige de la science. Il prétend pouvoir créer une vie meilleure, une vie qui ne serait pas née du ventre de la femme mais de la science, nouveau maître du monde.
Alors que Victor s’égare dans sa quête et crée un monstre, Elizabeth essaie de trouver sa place en pleine révolution scientifique… voire scientiste. Peu à peu, leur univers se délite jusqu’à leur tragique nuit de noces.

Théodore Roszak nous entraîne dans une folle aventure romanesque, riche en péripéties, mettant en scène une héroïne forte et complexe dans un monde dominé par la raison et l’intellect masculins. Cet émouvant portrait est à la fois un hommage à la féminité, un roman historique haletant et une réflexion passionnée et passionnante sur la science et ses dérives.

Essayiste, historien et romancier, Théodore Roszak est né en 1933. Il vit à Berkeley, enseigne l’histoire à l’université de Californie, et collabore régulièrement au New York Times.

 

Ce livre, je l’ai lu à sa sortie en 2007.

Son intérêt principal est de pouvoir lire l’histoire célèbre de Frankenstein du point de vue d’Elizabeth, la femme du docteur Frankenstein. Il est celui qui a crée « la chose », soit une nouvelle vie humaine constituée d’organes de plusieurs individus morts.

Mais ce passage de la narration, c’est à dire la fabrication de la création n’est à qu’à peine esquissé dans le roman. Ce qui importe, c’est comment Elizabeth et Victor ont vécu leur enfance et comment leur destin s’est joué.

De son adoption par les Frankenstein à sa fin tragique, Elizabeth est initiée aux joies de l’amour, du sexe, de la sorcellerie, les trois points étant parfois entremelés.  Elle apprend également les connaissances scientifiques et bien sûr la folie humaine.

Bien que ponctué d’une longue partie sur les rites initiatiques sexuels , ce livre mélange habilement la sorcellerie gothique digne d’un « Sleepy Hollow » et le grand attrait pour les avancées scientifiques du 17 ème siècle.

Les deux personnages principaux sont fondés sur un contraste entre le féminin synonyme de magie et le masculin synonyme de progrès.

La psychologie féminine y est très bien explicitée: tant sur son statut de femme que sur celui d’épouse.

L’histoire d’Elizabeth et Victor Frankenstein est comme une tragédie grecque, on en sait la fin tragique mais on ignore réellement comment les héros en sont arrivés là.

Et c’est là que ce livre joue parfaitement son rôle. Si vous aimez le gothique, le fantastique tout en abordant en profondeur les sentiments du personnage, le roman répondra sans problème à vos attentes.

 

Note:17/20 

http://www.telerama.fr/livres/les-memoires-d-elizabeth-frankenstein,16297.php

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commentaires
  1. Corasirene dit :

    Oh, la, la, ta critique me donne envie d’acheter ce bouquin illico presto, merci !

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