Les Laissés pour Compte, de David Eddings

Publié: 8 mars 2012 par maedhros909 dans Autre, Littérature
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Comme l'oiseau !

Raphael Taylor et Damon Flood sont le jour et la nuit. Raphael, athlète blond aux yeux bleus, issu d’une famille modeste mais unie, est un bûcheur d’une touchante gentillesse. Le brun Damon est un fils à papa cynique et sans scrupules, en lutte perpétuelle contre son père. Les deux jeunes gens se lient d’amitié, à moins qu’il ne s’agisse d’une étrange fascination…

Sous la mauvaise influence de Damon, Raphael se laisse séduire par une de ses tantes, Isabel, et goûte sans retenue à une vie moins sage. Un accident de voiture, alors qu’il a trop bu, conclut cette dérive. Amputé d’une jambe, il s’installe dans une petite ville du Nord des Etats-Unis.

Touché par les gens de son quartier, il découvre les aspects les moins reluisant de la vie. Pourtant, même dans cette médiocrité, l’amour et l’amitié existent… Mais Damon le rejoint, résolu à tout détruire. Après une série de drames, Raphael apprendra que celui qui se disait son ami ne l’a jamais été…

 

David Eddings se situe comme un des grands maîtres de la Fantasy classique, avec Tolkien (qu’il admire et tente d’égaler sans le cacher), Williams et quelques autres. Avec ses sagas « La Belgariade »,  » La Mallorée », La trilogie des Joyaux et celles des Périls , il a su devenir un incontournable du genre.
Et pourtant il s’agit là d’un ouvrage qui n’a absolument aucun rapport avec de la Fantasy de près ou de loin.
Se rattachant à de la fiction sociologique, le livre est une ode contre la discrimination des handicapés et des natis.
Une fois le personnage principal cloué dans son appartement, handicapé, il va observer la société des nantis, ou comme son nom l’indique des « laissés pour compte » (le titre original est « Loosers ») qui habite son quartier. Il va en tirer des leçons pour s’accepter et accepter les autres. Dans cette partie de l’ouvrage (la majeure partie) on y découvre les qualités insoupçonnées de certains personnages d’abord austères puis les mystères de certains autres. La société des laissés pour compté est décrite de manière assez avantageuse sans être un discours populiste ou démagogue, juste suffisant réaliste et optimiste pour que l’on prenne conscience que le monde est injuste et que dans le tas il y a des gens bien.
C’est bien toute la dualité de l’ouvrage. On se trouve à la fois un monde injuste, où le personnage de Damon revient qui plus est en force dans la vie du héros, mais également dans une vision optimiste où chacun peut réaliser ces rêves, rencontrer l’amour et l’amitié quelque soit sa condition physique ou sociale.

En conclusion, pour une raison que j’ignore Eddings a voulu donner aux lecteurs une leçon de vie (pas de moral), et un cours d’optimisme sur fond d’acceptation de soi, d’observations sociologiques, et de sentiments humains. Dépaysant à souhait, d’autant plus si l’on connait l’auteur pour ses autres œuvres, l’ouvrage est mené d’une main de maître de façon plus fluide et clair même que ne pourrait l’être certaines de ses fresques de Fantasy. Un très beau et très bon livre.
NOTE : 16/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    Le résumé parle de fascination, c’est au point de vue psychologique? Il n’y a donc rien de fantastique dans ce livre?
    Tu te doutes, ce livre pourrait m’intéresser 🙂

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