La Tour Sombre, de Stephen King

Publié: 16 mars 2012 par maedhros909 dans Fantastique, Littérature
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Le Pistoléro !

Roland Deschain de Gilead est le dernier des pistoleros dans l’entre-deux-mondes.

Il poursuit sans relâche à travers des régions vastes et désertiques l’homme en noir qui, il le sait, le conduira jusqu’à la Tour Sombre et son destin.

Voilà plusieurs dizaines d’années qu’il s’est juré d’atteindre la Tour, point d’intersection de tout les mondes et de toutes les ères. Les Rayons qui émane de cette Tour et qui assure la stabilité de l’univers sont saboté et depuis longtemps déjà Roland tente de comprendre qui se cache derrière tout cela afin de l’arrêter. Chacun Rayon qui tombe provoquent des catastrophes, des allongement de temps ou de lieu, les distances s’agrandissent et des « portes » reliant les mondes entre eux apparaissent.

Bientôt Roland formera son Ka-tet et ira chercher ses disciples dans notre monde, perdus dans leur vie et dans leur époque. Ensemble ils devront voyager pendant de long mois et affronter les sbires du Roi Rouge.
Si tous les rayons s’effondrent, la Tour tombera, et les tous les mondes disparaîtront à jamais dans le néant. Mais Roland le sait, il le sait depuis toujours, la Tour Sombre l’appelle et il ira à la Tour Sombre coûte que coûte car c’est sa destinée.


Aujourd’hui je m’attaque à un gros morceau : La Tour Sombre !!

La Tour Sombre, l’œuvre la plus majestueuse de Stephen King, celle qui la poursuivit toute sa carrière, toute sa vie, toutes ses nuits. En effet rares sont les auteurs depuis Tolkien à avoir mis si longtemps à achever un cycle (15ans). Et celle-ci se classe clairement dans le Fantastique ou la SF.
Le fait est que Stephen King est catégorisé dans les auteurs « qui font peur » pour quelques-uns de ces livres. Une grande majorité de ces œuvres sont pourtant classables dans « Fantastique » (Les Minuits, la Ligne Verte etc.) ou « Science-Fiction » (Le Fléau, Running Man, Dreamcatcher, Dead Zone etc.). Cette réputation vient uniquement de la façon qu’à Stephen King d’écrire dans certains de ces ouvrages. Cette sensation d’oppression, qui t’oblige à le lire qu’à tu te sens pousser à la faire par des sentiments d’effrois ou de compassion. Bref, vous ne ressentirez que peu cette sensation dans la Tour Sombre mais je tenais à réintroduire son auteur.

Venant-en aux faits ! Je vais essayer de commenter cette saga comme j’ai essayé tant bien que mal de la résumer. Je suis sympa j’ai fais jadis une version ultra-simpliste de l’histoire et je ne tente pas de résumer juste le 1er tome ça ne serait pas très évocateur et tant pis si je spoil légèrement, vous aurez oubliez en arrivant là vu le nombre de pages!.
Si King a mis si longtemps à terminer son œuvre c’est peut-être parce que l’histoire de Roland à tourmenter son esprit durant bien des années et que son imaginaire devait être un minimum maitrisé pour pouvoir donner quelque chose de cohérent! Comme il le dit lui-même, La Tour Sombre est le chef d’œuvre de son imagination, il ne se cache pas avoir voulu son cycle à lui, gigantesque et intense.
Tolkien avait son Seigneur des Anneaux, il voulait sa Tour Sombre. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a réussi. Malheureusement tout comme Tolkien en son temps une telle œuvre présente quelques problèmes inhérents à sa propre puissance. Chez Tolkien le récit est dense et descriptif à l’extrême, ce qui le rendait difficile à lire pour le commun des lecteurs lambda. Dans la Tour Sombre, King parvient à garder son style fluide et abordable, même si cette saga est plus descriptive que certains de ces autres livres (Running Man en est l’exemple parfait).
Là où King perd ses lecteurs c’est dans son histoire. Comprenez moi bien, le récit de Roland le Pistoléro est un des plus fantastiques qu’il me fut donné de lire et Roland parmi les héros les plus charismatique et abouti que je connaisse. Mais cette épopée est troublante par sa complexité. A partir du 5e tome, l’histoire commence à partir dans tous les sens, on voyage dans le temps, entre les mondes, flashback par-ci par-là, interconnexions entre La Tour Sombre et d’autres romans de King, et des pures délires scénaristiques que je vous laisse le plaisir de découvrir (je cite juste le « Vif d’Argent »).
L’histoire comme souvent dans ces sagas épiques est la force de l’œuvre mais aussi son défaut fatal car il faut être un lecteur averti avant de se lancer sur les traces de Roland Deschain pour espérer arriver avec lui à la Tour Sombre.

Un petit point sur une grande force de l’œuvre qui est plus facile à définir que l’histoire car n’ayant aucun inconvénient : l’univers en lui-même. Désolé comme un désert de Western, le monde du héros est en friche dès le début du cycle. Le héros lui même d’ailleurs s’inspire d’un héros de Western à l’ancienne. Le récit est modulé par l’impact du poème « Le chevalier Roland s’en vint à la Tour noire » de Robert Browning et sa lecture, enfant, du Seigneur des Anneaux (d’où ma longue comparaison ci-dessus). On y trouve des choses fantastiques et surnaturelles comme dans une contrée inexplorée façon « Mad Max » ou « Les Mystères de l’Ouest » tout en restant sobre, sombre et fidèle à l’histoire. Un gigantesque point pour l’originalité à n’en pas douter !
Une autre force de la Tour Sombre et son univers sans pareil dans l’univers est l’infini quantité de références que Stephen King incorpore dans les lignes, musiques, films, romans, théâtres, tous les styles, toutes les époques, connus ou non, tout y passe ! Et ça c’est vraiment géniale !

En résumé je dirai que la Tour Sombre est un ouvrage magnifique, une débauche d’imagination et d’immersion, malheureusement parfois un peu difficile à suivre et clairement pas destiné à tous ceux qui veulent surtout ne pas se torturer le cerveau pour essayer de suivre Roland dans sa quête!
A lire au moins une fois dans sa vie !
NOTE : 17/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    Waouh, ça donne envie!
    Je crois que c’est le côté héros de western qui me séduit le plus!
    Et oui c’est vrai que quand on veut écrire quelque chose d’immense , on finit fatalement par s’y perdre .
    Si le côté sf ne me rebute pas, je pourrai sans doute lire ce livre!

  2. […] comme dans Running Man tantôt une écriture très complexe et descriptive comme dans La Tour Sombre. Le livre se rapproche je pense de ses œuvres actuelles (j’en ai loupé pas mal parmi ses […]

  3. […] avec La Tour Sombre. Un cliché dont j’ai déjà parlé justement dans mon article sur La Tour Sombre et qui concernait alors son style à la fois réaliste et pesant mais qui n’est en rien […]

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