Bioshock Infinite, PS3

Publié: 12 avril 2013 par maedhros909 dans Action-Aventure, Jeux-Vidéos
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*Une des jaquettes alternatives du jeu*

*Une des jaquettes alternatives du jeu*

 

 » L’esprit du cobaye tentera désespérément de créer des souvenirs lorsqu’il n’en a pas  » – Rosalind Lutèce

1912, USA.
Le détective privé Booker DeWitt est surendetté.
Il accepte le contrat proposé par deux étranges individus qui se proposent d’effacer sa dette.
Booker se lance à la recherche d’une jeune femme Elizabeth retenue prisonnière dans la cité volante de Columbia, disparue du ciel américain depuis déjà de nombreuses années à la suite d’un conflit international.
Mais pourquoi Elizabeth est-elle retenue 
prisonnière ? L’est-elle vraiment ?
Pour Booker DeWitt, sa mission de sauvetage va remettre ses choix et sa vie en question, mais jusqu’à quel point ?

 

Le Gameplay
Fondamentalement le gameplay de Bioshock Infinite est semblable à celui de Bioshock2 : Un Aventure-FPS, pouvoirs (toniques) dans la main gauche, arme à feu dans la droite et quelques instruments par-ci par-là. Pourquoi changer un gameplay si puissant que celui de Bioshock ?
Les grandes nouveautés de ce Bioshock viennent essentiellement de l’Aérotram et des pouvoirs d’Elizabeth et ajoutent encore plus d’intérêt au jeu et de la variété quant à la façon de tuer tous les sbires qui se jètent sur ce pauvre Booker. On retrouve les enregistrements sonores scénaristiques si caractéristiques des Bioshock avec en plus pour celui-ci des points de vue (télescopes) et des mini-films muets de propagandes.

L’Aérotram donc est un des ajouts majeures au gameplay de la série. Il s’agit comme son nom l’indique d’un moyen de se déplacer à grande vitesse d’un point à un autre. Columbia étant une ville aérienne et toute de courbes conçues, l’Aérotram n’a rien ou presque à voir avec un « tram » tel que nous l’entendons. Il s’agit de lignes métalliques certes mais sur lesquels les personnes possédant l’équipement adequat peuvent s’accrocher comme à une tyrolienne et aller dans un sens ou dans l’autre de la ligne. A noter que en plus de pouvoir contrôler sa vitesse, le joueur peut également faire demi-tour. De plus il est possible d’utiliser ses armes tout en étant accrocher à la ligne et possible également de se jeter sur un ennemi qui serait en contrebas. Attention être sur l’Aérotram ne signifie pas non plus être intouchable ou surpuissant, car cela va vite, pour viser c’est pas forcement l’idéal et les Handyman (l’équivalent des BigDaddy) peuvent électriser les rails au plus grand dam des gens qui y sont  accroché.

La seconde et immense innovation vient de Elizabeth. Oui on doit sauver cette jeune femme et la protéger, mais contrairement à pas mal de personnages de sexe féminin qui doivent également être sauvées, Elizabeth n’est pas une bonne à rien et poids lourds pour le joueur (Qui a dit Ashley?). Tout d’abord, elle se met seul à couvert lors des gunfight et peut même occasionnellement ralentir un ennemi ou deux en lui mettant un coup de pieds dans les partis (quelle violence!).
De plus elle vous sera d’une grande aide sur le champs de bataille et récupérant pour vous des munitions, des kits de soins ou des cristaux de pouvoirs trouvés au sol alors que vous êtes vous-même aux prises avec vos adversaires. Ces moments d’aide ajoutent un certains rythme au jeu et évite que les joueurs ne courent pendant les combats ou juste après vers le distributeurs le plus proche.
Pour peu que vous ayez des crochets, elle vous ouvrira aussi toutes les portes et les coffres forts qui seraient verrouillés par les êtres mal intentionnés de Columbia (et il y en a beaucoup voyez-vous).
Enfin, Elizabeth est capable d’ouvrir des « failles », faisant apparaitre des robots automatisés qui vous aideront, des réserves d’armes ou de kit de soins, des points d’accroche pour le grappin ou même une flaque d’eau ou d’essence afin d’électrocuter ou enflammé plus de gens avec vos toniques (pouvoirs). Et cela tout en passant d’une faille à une autre selon les besoins de l’instant car il y a souvent plusieurs failles disponibles aux lieus des gros gunfight. Bref une fille bien quoi !

Seul bémol, peu de boss et plus de passages « boss » avec des vagues d’ennemis, c’est un peu dommage même si cela est fait pour coller avec le scénario.
Durée de Vie : 15-20h ce qui est plus que louable pour un jeu de ce type.

 

Le Scénario

*Old Style*

*Old Style*

Le deuxième gros point fort du jeu sera surement pour beaucoup de joueurs le scénario.

D’abord un petit point technique.
Les gros styles déjà présents dans les précédents Bioshock sont la dystopie (l’utopie échouée devenant un cauchemar) et l’uchronie (évènements de fiction intervenants aux cours d’évènements historiques réels). Dans Bioshock 1 et 2 on évoluait dans la cité sous-marine de Rapture conçue dans les années 60 par un idéaliste pour échapper aux camps établis de la guerre froide et qui a fini par devenir une ville fantôme. Déjà à l’époque, l’univers était vaste et complexe : la guerre froide, les personnages secondaires nombreux et imbriqués au scénario, les petites soeurs et le grand nombre d’éléments de Steampunk (le Steampunk est style artistique consistant à introduire à anachronisme technologique ou sociale important, ex : des super-robots nazis ont été crées en secret pour renverser le cours de la guerre).
Dans Bioshock Infinite et le recul du contexte historique aux années 1900 et non plus 1960 fait ressortir encore plus le steampunk et l’uchronie dans le scénario. L’existence même de Columbia, encore plus « irréaliste » que Rapture en est la parfaite illustration. Et pourtant tout concorde parfaitement et on finit par oublier que une ville qui vole, qui plus est en 1912 cela n’aurait pas pu être possible.

Ensuite je vais parler (sans spoil) du scénario en lui même. En constante évolution du début à la fin, on remet tout le temps en question les personnages, leur importance, les relations qu’ils entretiennent.. et surtout les relations qu’ils entretiennent avec nous, Booker DeWitt. Qui sont vraiment les « méchants »  et les « gentils » ? Ou peut-être n’y a t’il ni l’un ni l’autre (ou les deux) ? Un contexte de révolte populaire s’introduit également dans l’intrigue et demande au joueurs de « réfléchir » quant à sa position même si en définitive rien ne changera dans le déroulement de l’histoire (on est pas dans Heavy Rain!).
De toute manière l’histoire de Bioshock bien que le joueur ne puisse pas la modifier est elle même déjà suffisamment complexe pour s’y perdre. En effet on y voit apparaitre une nouvelle notion en même temps que les « failles » d’Elizabeth, celle de monde parallèle et de paradoxe temporel. Deux notions qui seuls déjà peuvent devenir bien complexes.. alors en même temps imaginez !
Sans rien en dire la fin du jeu est à couper le souffle, une pure merveille scénaristique et qui ferait presque pâlir Doctor Who, Sliders ou Retour vers le futur ! (Et en plus ouvre la voie à de prochains Bioshock tout en faisant un clin d’oeil aux précédents, un régal pour le cerveau !). Elle rend le jeu grandiose et justifie à elle seule qu’on y joue, qu’on le finisse et qu’on rentre dans l’histoire. Pire, le scénario est si bien ficelé que, à l’instar de certains films ou livres (comme Sixième Sens par exemple), recommencer le jeu est jubilatoire et nous montre que tout est installé depuis la première phrase du jeu (et cela devient aussi une torture pour les neurones si on résonne avec les différentes notions fantastiques évoquées précédemment). Une merveille simplement.

 

Graphismes / Environnement / Mise en Scène / Musique
Un autre gros point fort du jeu est sa mise en scène et son environnement. Le style très rétro des bâtiments, des affiches sur les murs etc etc. Bien sur c’était déjà visible (et appréciable) dans les deux premiers Bioshock mais à nouveau le bond de 40ans fait dans le passé pour Infinite accentue encore plus le phénomène pour le plus grand plaisir des joueurs. Le Steampunk est visuellement lui aussi amplifié. Un Big Daddy c’était déjà fort pour les années 60 alors un Handyman pour les années 10 imaginez !

Les graphismes sont essentiellement fait pour donner de la profondeur au jeu. Les décors sont superbes, les points de vue aussi, les effets sont très réussi. De la même façon les personnages sont tous très bien réussis. Seuls quelques défauts de modélisation seront trouvés dans ce jeu (mais ils seront clairement visibles) comme les végétaux, plantes etc pas forcement très jolis (voire cubiques) si on s’approche de trop près.

La mise en scène est sublime. Moins orientée Action qu’un Uncharted, moins héroïque qu’un God of War, elle se place quelque part entre les deux soumettant l’idée à la fois que Booker est un homme « normal » mais également qu’il lui arrive de grandes choses. L’emploi exclusif de la première personne crée une totale immersion du joueur et permet une mise en scène réaliste.

Enfin la musique est de très grande qualité mais peut-être moins omniprésente que dans Bioshock 1 et 2. Il y a de la musique tout le temps bien sur mais moins de « bandes originales » de l’époque que dans Rapture. Peut être était-ce plus difficile de trouver des enregistrement musicaux de cette époque ? Quoiqu’il en soit rien ne choque le joueur et on est complètement immergé par le contexte historique des années 1900 et les musiques même si assez peu nombreuses (surtout dans les boutiques et les bâtiments, alors que dans Rapture c’était un peu partout) y contribuent grandement.

 

Debrief
Vous l’aurez compris je pense, j’estime que Bioshock est un des meilleurs jeu sortis ces derniers temps. Il n’y a pas grand chose à jeter, tant dans les graphismes, l’histoire, l’environnement rétro, le gameplay etc. A peine quelques points négatifs comme des combats parfois légèrement fouillis et certains graphismes mal fignolés en gros plan. Sinon un jeu d’anthologie qui comblera tant les néophytes de la saga que les connaisseurs !

Note : 19/20

*Et bam le jeu qui marque l'année*

*Et bam un des meilleurs jeu de l’année !*

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    Ce jeu a l’air vraiment bien: personnage féminin utile, univers à la fois vintage et steampunk, scénario et visuel travaillé. Et tu donnes vraiment envie d’y jouer. Existe-t-il d’autres jeux auxquels tu mettrais une aussi bonne note?

    • maedhros909 dit :

      Il y a un 18,5 pour Medieval 2 et un 18 pour Dead Space premier du nom, mais c’est possible qu’il y ait d’autres jeux qui atteignent ce niveaux, il faudrait y réfléchir et piocher dans les 150 et quelques jeux auxquels j’ai joué.

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