Madame mère et le macchabée de Gypsy Rose Lee

Publié: 18 avril 2013 par bibliothriller dans Autre, Littérature, Policier / Thriller
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Résumé:

Ce n’est pourtant pas compliqué. Quand un macchabée s’incruste dans votre baignoire sans invitation, vous appelez le shérif, et il vous en débarrasse. Point final. A moins, bien sûr, d’être allergique aux représentants de l’ordre. Comme madame mère. Non qu’elle ait quelque chose à se reprocher, notez bien. Disons simplement qu’elle se méfie. Son macchabée, elle veut s’en charger elle-même. Dégotter une pelle, hisser l’importun dans une brouette et filer l’enterrer dans le bois… Hop ! le tour est joué.
Reste à savoir, maintenant, ce qu’elle compte faire du second macchabée qui vient tournicoter dans le secteur…

 

 

Ce livre a été écrit dans les années 50 par une danseuse burlesque très connue aux Etats Unis, Gypsy Rose Lee. La danse burlesque est une technique ancienne de strip tease qui consiste à se déshabiller de manière élégante dans une mise en scène artistique. Gypsy Rose Lee est également écrivain: son enfance dans un journal qui a été par la suite adapté à l’écran dans les années 60 (Gypsy, Venus de Broadway de Melvyn Le roy) et deux romans policiers, Mort aux femmes nues (une série de meurtres dans un cabaret burlesque) et Madame mère et le macchabée dont nous allons parler ici.

L’action de ce livre se passe après l’interdiction pour les danseuses burlesques de se produire sur scène. Gypsy se marie avec un comique de théâtre et décide de marquer le coup en faisant la cérémonie sur un bateau. Ils prennent pour témoin un homme qu’ils ne connaissent que le jour-même, convient leur camarade de cabaret burlesque et la mère de Gypsy.  Tous ensemble se prépare pour la lune de miel, s’arrêtant pour camper dans les bois au sein d’un petit village américain. Malheureusement, leur témoin, tué par un mystérieux assassin , se trouve sous leur baignoire. Et Evangeline, la mère de Gypsy, ne voulant pas que ça se sache dans la presse, veut enterrer le cadavre et déclenche un incendie pour faire fuir les autres campeurs et pouvoir l’enterrer discrètement…

Le décor du livre est typique du petit village américain, un bar malfamé où les dernières danseuses font encore leur numéro, un shérif connu de tous mais auquel on cache tout, un patron de bar puant et un peu effrayant, la vieille femme puritaine. Et à ce décor s’ajoute le monde du spectacle avec ses danseuses narcissiques et sa consommation de drogue.

Ce n’est pas une enquête policière classique: Gypsy et sa troupe souhaitent connaître la vérité tout en cachant certaines choses au shérif. La forte personnalité de la mère de Gypsy et ses excentricités pouvant leur porter préjudice. Par contre, comme toute intrigue policière, tous les personnages sont estimés coupables jusqu’à ce qu’on découvre que la vraie coupable est la seule personne qu’on aurait pas accusé et qui cache une partie de sa vie.

Ce polar est écrit simplement, avec une description de tous les détails et tous les sentiments de l’héroïne, Gypsy. On est dans un sorte de huis-clos, on ne sort pas de ce village et c’est également l’occasion de voir les différents proches de Gypsy et son mari, leurs deux amies, l’une peureuse et l’autre pas farouche pour un sous, des comiques un peu plus discrets et le copain lourdaud et louche. Ils vont tous être amenés à traîner dans le bar afin de pouvoir trouver le résultat de l’enquête (sachant que dans la première moitié du livre, seuls la mère, Gypsy et son mari sont au courant du cadavre).

On est donc dans la recherche de vérité mais en même temps dans une volonté de cacher ce qui déborde. Bref, on suit avec plaisir l’enquête policière car elle mélange l’Amérique profonde, la notion de ce qui est caché et de ce qui su, le monde du spectacle et de la vente de drogue et l’intrigue policière.

On pourrait même dire que s’il y avait pas eu le mot burlesque mais le mot strip tease, l’intrigue aurait pu être tout à fait actuelle.

Les seuls petits défauts, c’est l’omniprésence du personnage de la mère et que comme toute histoire policière, le moindre petit détail compte (paquet, mouchoir) et relire le livre permet de reconstituer les pièces du puzzle. Peut être aussi qu’on se doute un peu de qui est coupable quand on arrive en fin de livre, mais c’est également typique du genre.

Passer un bon moment de détente  avec cet ouvrage qui est dur à trouver en raison de son ancienneté. Pour ceux qui ne veulent pas un polar trop sombre ou trop compliqué (on peut juger l’intrigue trop simple selon les opinions) ou qui aiment le milieu du burlesque.

15/20

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commentaires
  1. Intéressant ! Je connaissais juste Gypsy par la réputation du film avec Natalie Wood, ça m’intrigue beaucoup!

  2. cora85 dit :

    Je ne connais pas du tout ce livre !

  3. vampyrarussia dit :

    Un livre qui doit être génial

  4. […] Bonus: ma critique d’un autre roman policier de Gypsy. […]

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