L’Écho du grand chant, de David Gemmell

Publié: 8 août 2013 par maedhros909 dans Fantasy, Littérature
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C’est tout de suite plus facile comme ça !

 

(Résumé Édition Bragelonne)

Depuis le raz-de-marée gigantesque qui a décimé ses territoires, l’Empire avatar se meurt et ses seigneurs, autrefois immortels, avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu’ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres.

Jusqu’au jour où deux lunes apparaissent dans le ciel et que les armées sanguinaires de la Reine de Cristal déferlent sur eux. Maîtres et esclaves doivent alors faire table rase du passé et s’unir face à l’ennemi commun.
Ensemble, cinq héros que rien ne rassemble, si ce n’est le courage né du désespoir, combattront le crépuscule… car perdu pour perdu, autant partir en beauté !

 

 

Encore une fois je me penche sur le cas d’un livre écris par un de mes auteurs préférés: feu Monsieur David Gemmell !
Cette fois-ci c’est L’Echo du Grand Chant que je relis à l’occasion de sa réédition par Bragelonne.
Ce livre constitue je pense un grand sujet de débat chez les fans pour plusieurs raisons que je vais exposer en donnant mon avis.

En premier lieu, il contient la majeure partie des thèmes majeures de Gemmell, l’héroïsme, l’amour perdue et/ou impossible, la rédemption (ici à son paroxysme pour c’est à l’échelle d’un peuple) et le sacrifice. Ces thèmes récurrents et très visibles dans Légende, Renégats ou Waylander et qui constitue la base de qualité de l’auteur sont peut-être ici trop visibles justement. C’est presque comme si l’histoire était montée autour de la rédemption des Avatars au vue de leurs « semblables maléfiques ». Cet effet n’est pas aussi frappant dans Renégats par exemple bien que de façon similaire, le héros se repente de sa lâcheté au vue de ses frères d’armes devenus « méchants ». Peut-être le livre est-il trop court alors ce qui donne cette impression, mais j’y reviens de suite…

J’en viens donc au contexte de l’histoire. D’abord celle-ci permet une distinction très nette entre deux « styles » très différents utilisées par Gemmell : l’Uchronie Fantasy et la Fantasy inspirée d’un contexte réelle sans pour autant en modifier la nature.
Je m’explique !

L’Uchronie est l’action de changer volontaire un évènement précis de l’histoire afin de modifier le cours de celle-ci. Dans le contexte de la Fantasy cela peut-être lié à des monstres, de la magie, une catastrophe, ce que vous voulez ! Chez Gemmell il y a deux exemples d’Uchronie très frappants qui sont Le Lion de Macédoine où Alexandre le Grand et son épopée sont revisités et intégrés à une intrigue de Fantasy, et Troie où grâce aux légendes c’est plutôt facile. Il existe bien sur beaucoup d’autres exemples chez d’autres auteurs!
(A noter que le Steampunk est d’ailleurs une sorte d’Uchronie).
La Fantasy inspirée d’un contexte réelle est un peu différente ! Beaucoup disent (probablement à juste titre mais c’est tout de même assez difficile à identifier) que La Terre du Milieu de Tolkien et tout ce qui s’y rattache sont inspirés d’une Europe féodale très fantasmée et fantastique, à l’instar des légendes Arthuriennes que Tolkien n’a jamais nié vouloir égaler. Il s’agit donc ici d’un univers, un monde ayant quelques liens avec la réalité sans réellement que cela touche à l’Histoire telle que nous la connaissons, comme une empreinte ou un relief. Ainsi chez Gemmell, la majeure partie des Nations et États présents dans son plus grand univers, celui du cycle de Drenaï, ressemblent de près ou de loin à des choses connues. Cela est encore plus visible dans le cycle de Rigante où l’on peut là même facilement deviner quelles civilisations ont inspirées l’auteur. J’avais déjà parlé à propos de Rigante de cette dualité entre Uchronie et « Inspiration », si j’y reviens c’est parce que dans cette œuvre, le monde des Avatars rappellent également plus que fortement celui des Égyptiens de l’antiqué et quelques peuples semblent s’inspirer également des civilisations pré-colombiennes et/ou des indiens d’Amérique (ce qui, c’est certain, est un mélange pour le moins original mais très bien trouvé et très appuyé par le scénario).

Ce contexte pyramidale très original donc est ce qui constitue le point fort de l’œuvre avec une approche de leurs « pouvoirs » très particulière et sympathique mais rappelant encore une fois un peu Renégats. Le problème c’est que de là où vient, à mon sens, également le plus gros défaut du livre. Un tel « background » aurait été bien plus riche et mieux desservi dans un diptyque ou une trilogie ! On aimerait en savoir tellement plus sur les Avatars ! Quel dommage et quel gâchis de ne faire qu’un seul livre dessus !
Je pense que c’est également à cause de ce manque de profondeur de l’univers que les thèmes « de quêtes intérieurs » cités plus haut sont très visibles. Étrangement le Background de Renégats ne me semble pas tant développé que cela, mais on découvre les évènements qui ont mené à la situation présente au cours du livre (car ils sont très impliqués dans l’intrigue) alors que ici on a tout le passé des Avatars d’un coup ou presque (car peu impliqué si ce n’est pour savoir qu’ils sont sur le déclin).

En bref, c’est donc un livre de très bonne qualité mais peut-être un peu « cliché » par rapport aux autres Gemmell et qui peut vous laissez un peu sur votre faim quant à l’univers qui est pourtant très intéressant et vraiment passionnant!
A lire tout de même car il peut s’agir d’un coup de cœur comme d’une déception au même titre que certains autres livres du même auteur qui touchent une partie de ses fans plus qu’une autre (comme Le Lion de Macédoine par exemple qui ne fait pas l’unanimité).

Note : 16/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    D’après ce que j’ai compris, c’est un livre qui est moins développé par rapport à d’autres du même auteur.
    Je pense que le livre doit être pas mal à lire, peut être plus facile pour ceux qui lisent très peu de fantasy.

    • maedhros909 dit :

      Effectivement c’est peut-être vrai. Mais Gemmell, même dans ses autres livres, a toujours un style direct et clair et pas aussi descriptif que Tolkien ou Eddings par exemple.
      Cet univers « Égypte » à la fois original et pas aussi développé qu’il le faudrait dans l’idéal peut également convenir à un public peu familiarisé avec le genre qui appréciera l’originalité sans « remarquer » le manque de profondeur de l’univers !

  2. […] L’Écho du grand chant, de David Gemmell […]

  3. […] je l’ai déjà expliqué dans mes commentaires sur Rigante, le Lion de Macédoine et L’Echo du grand chant les ouvrages de Gemmell appartiennent souvent à deux genres précis. Il s’agit soit […]

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