Deux mini-critiques cinéma

Publié: 17 octobre 2013 par bibliothriller dans Autre, Cinéma, Comédie
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J’ai décidé de réunir deux critiques de film, la première d’entre elle parle d’une sortie de ce mercredi et la seconde traîne depuis un moment:

 » 9 mois ferme » d’Albert Dupontel et  » Les Miller, une famille en herbe » de Rawson Marshall Thurber, deux comédies en somme.

Commençons par « 9 mois ferme »:

9-mois-ferme-affiche

Résumé: Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

Ce film est une comédie d’Albert Dupontel, qui a réalisé plusieurs autres films avant celui-ci ( « Bernie », « Enfermés dehors », « Le créateur », « Le vilain » plus récemment »). Son style habituel est un humour grinçant et un scénario délirant, le tout donnant lieu à des gags visuels souvent bien réalisés.

« 9 mois ferme » est différent. Déjà, c’est une comédie pure alors que d’habitude, il réalise des films qui suscitent le rire mais aussi une certaine terreur. On rit donc franchement par le personnage de juge qu’incarne Sandrine Kiberlain, juge brillante et célibataire endurcie contre la famille et le mariage qui se retrouve enceinte et ne sait pas comment le gérer autant qu’avec le contraste avec le personnage que joue le réalisateur , qui est celui d’un cambrioleur rebelle qui machouille presque ses mots. Ce film est en outre, le plus accessible du réalisateur, ce qu’il avait déjà commencé avec « Le vilain ». On trouve dans le casting dans des seconds rôles entre autre, Jean Dujardin, hilarant en traducteur du langage des signes et Terry Gilliam, en excellent criminel fou.

Le scénario peut être vu selon deux points de vue: soit vous y voyez une satire de l’institution judiciaire par l’idée de départ , une juge enceinte d’un criminel, ce qui est quasi-impossible dans la réalité et ce qui n’a jamais été ou peu fait au cinéma soit vous vous dites que le scénario est un peu attendu car il joue sur l’opposition femme avec situation en relation avec un homme à problème, en proie à un choix entre sa vie personnelle et sa vie privée. C’est d’ailleurs cette deuxième théorie qui fait que le film est plus accessible que les Dupontel précédent. Et quand on a vu ses films précédents, on ressent une petite pointe de déception de ne pas avoir un scénario plus « délirant ».

Les gags visuels sont toujours là avec une légère pointe de gore, l’humour y est toujours grinçant. Ce qui est différent dans ce film, c’est l’émotion, Albert Dupontel ne joue pas le rôle d’un criminel fou ou d’un méchant comme ça ne le gêne pas de faire au cinéma ( et pas que dans ses films d’ailleurs) mais d’un « bon » cambrioleur accusé à tort qui va protéger la mère de son enfant. Après, je pense que c’est un choix délibéré, justement pour dénoncer le système judiciaire. Le dernier petit point négatif du film est sa fin, un gentil happy end qui laisse une petite frustation aux spectateurs.

Pour résumer, une très bonne comédie avec un sujet de fond intéressant et de très bons acteurs.

Et si en plus, vous voulez voir un film français qui sort un peu des carcans habituels et que vous aimez les histoires qui se finissent bien, alors allez-y!

Note de Bibliothriller : 14/20
(Note de maedhros: 14/20)

 

« Les Miller, une famille en herbe »

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Résumé: David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s’accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu’on peut subir la pire injustice même lorsqu’on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu’il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad. Afin d’éponger sa dette – et de rester en vie –, David n’a d’autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu’il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d’un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d’être explosif…

Autant le dire tout de suite, ce film est à classer dans les bonnes comédies américaines. Après, il ne résiste pas aux problèmes classiques de la comédie américaine: à savoir une bonne idée de départ et un développement qui prend un peu l’eau. Je vais développer.

Comme l’indique le résumé,il s’agit d’une fausse famille rassemblée pour vendre de la drogue. Cette famille se compose d’êtres tous un peu éloignés de la société américaine. Le dealer peut être vu comme un adolescent attardé, la jeune fille, une ado rebelle SDF , la « mère », est une strip-teaseuse en fin de carrière et le jeune garçon, un puceau dont l’absence des vrais parents est fréquente. Ils vont donc joyeusement jouer à la famille parfaite pour tromper la douane.

Ce film a pour point de départ de jouer avec les clichés de la famille américaine vivant en banlieue et étant si parfaite. Chacun des membres va même peut être en faire trop. Mais c’est ça qui est drôle, la crise de rire est atteinte quand en route, la bande rencontre une vraie famille parfaite. C’est un sorte de road-movie dans lequel les personnages vont connaître une multitude de péripéties et jouer également avec la sacro-sainte sexualité.

En cela, la comédie est intéressante tout comme l’idée originale de scénario de départ. Malheureusement, les protagonistes vont être pris au piège de cette image de famille de banlieue et vont finir par le devenir en réalité, ce qui en soit, est un peu déprimant en soi car ils luttent pour ne pas l’être pendant tout le film. Les blagues de sexe sont très présentes, elles sont là pour exciter ou effrayer mais ne vont jamais au bout des actes, le seul passage marrant là dessus, ce sont la mère et la soeur qui expliquent au fils comment embrasser une fille et l’embrassent littéralement. Le trafic de drogue n’a aucun intérêt, le patron de Dave est un crétin fini et Tomer Sisley est aussi terriblement peu convaincant en gangster mexicain. Ce qu’apporte la drogue au départ, c’est de savoir si le stratagème familial est efficace face aux agents des frontières, c’est tout.Les acteurs principaux sont tous bons, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Emma Roberts, Will Poulters….

Une bonne comédie américaine avec un scénario original et des acteurs qui sont très drôles. Ne vous attendez pas à un chef d’oeuvre pour autant.

Note de Bibliothriller: 13/20
(Note de Maedhros: 12/20)

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commentaires
  1. Je pense que je vais passer mon tour pour les deux 🙂

  2. moi aussi, je suis plus film à Pop Corn!

    • maedhros909 dit :

      Bah après ça fait une pause après les 15 blockbusters de l’été pas forcément de bonne qualité ! (surtout que je supporte plus les Marvel donc j’ai beaucoup beaucoup de mal) Du reste les Miller c’est très comédie américaine, un peu à la American Pie (mais moins crade) je suppose que c’ets pop-corn pour eux aussi. A venir TS Spivet de Jeunet qui était magique

      • Je suis pas une référence, j’ai aimé Pacific rim et independance day (sauf le labrador) :p

      • maedhros909 dit :

        C’est deux bons films que tu cites là de toute façon 😉
        Je n’ai pas encore vu Pacific Rim parceque je suis pas spécialement fan de robots et monstres géants, mais je connais Del Toro (Hellboy et Le labyrinthe de Pan) qui est très fort et qui frappe certainement fort même avec des robots.
        Les « mauvais » blockbusters sont plutôt les suites à outrance (MIB3, les marvel, les transformers etc), les échecs commerciaux (Lone Ranger !) et quelques autres encore.

        Pour Independance Day je suis d’accord aussi (même si je ne me souviens plus du labrador^^) mais je crains pour Independance Day 2…

  3. Parole de Lea dit :

    J’ai bien aimé 9 mois ferme. C’est un film drôle avec un humour exagéré…

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