Les Séances Oubliées (Volume 2)

Publié: 3 décembre 2013 par maedhros909 dans Cinéma
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Deuxième volet des Séances Oubliées, tous ces films vus ou revus plus ou moins récemment et qui n’ont pas fait l’objet d’un article pour telle ou telle raison !

 

 

la_venus_a_la_fourrure_roman polanskiLa Venus à la fourrure, de Roman Polanski (2013)
Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

Le speech initial pouvait laisser supposer une œuvre de caractère, original et de qualité qui sort radicalement des carcans du cinéma contemporain pour se tourner quasi-exclusivement vers un huit-clos, peu de personnages et une recherche psychologique. Malheureusement le film échoue à transmettre aux spectateurs la moindre sensation. Beaucoup trop de scènes se limitent à la simple lecture de la pièce légèrement pimentée par quelques intermèdes d’Emmanuelle Seigner. La réflexion se perd dans le lointain, la conclusion que veut éviter le personnage féminin va être rendue effective par son propre comportement, une pointe finale de pseudo-fantastique rend confus tous les messages (si il y en avait). Le film ne semble pas avoir de but, pas d’objectif, si ce n’est de filmer un huit-clos et de parler du théâtre, l’ennui est très présent et le sommeil proche également. L’aspect « érotique » rend certaines scènes ridicules et les acteurs ne savent pas trop comment s’en sortir (même si il joue plutôt bien). Le même scénario au théâtre aurait été beaucoup intéressant et le film ne rend probablement pas hommage au livre dont il fait mention.
Note : 08/20

 

 

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Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick (1987)
Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l’entrainement d’un groupe de jeunes marines, jusqu’au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.

Beaucoup diront que Full Metal Jacket est LE film de guerre par excellence et que Kubrick est un génie. Je serai plus nuancé. Je dis oui à 2001, oui à Spartacus, oui à Shining, oui à Orange mécanique, mais je reste sceptique sur Full Metal Jacket. Bien sur le film est de très bonne qualité, les combats sont intéressants, les personnages nuancées, la réalisation est impressionnante et les choix de musique parfaits ! Les acteurs eux aussi sont particulièrement intéressant, surtout celui qui campe le rôle du Sergent Instructeur. Mais je ne comprend pas le scénario ! Il me semble gâché ! Je comprend que la première partie s’attaque à la formation d’un militaire, comment on entraîne et dénature un homme jusqu’à le faire devenir une machine à tuer. Je comprend également la deuxième partie qui dénonce la Guerre avec ce soldat pseudo-pacifiste un peu désabusé, reflet de l’opinion publique sur la Guerre au Vietnam. Ce que je ne comprend pas réellement (même si un peu quand même) par contre c’est pourquoi ces deux parties sont l’une après l’autre. Les deux n’ont pas le même objectif, pas le même message, pas le même sens. On aurait très bien pu faire 2 films en creusant un peu chaque partie de celui-ci et sans doute le résultat m’aurait paru plus clair. Néanmoins il reste un très bon film et un classique de Kubrick appréciable et grande qualité !
Note : 14,5/20

 

 

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Ne nous fâchons pas, de Georges Lautner (1966)
Antoine Beretto, ancien gangster, s’est reconverti en tant qu’armateur sur la Côte d’Azur. Un jour, deux anciens complices lui rendent visite. Ceux-ci lui demandent un bateau en direction de l’Italie ainsi qu’un prêt de quatre millions de francs, somme qu’il pourra récupérer auprès de Léonard Michalon. Or ce dernier, en parfait imbécile, s’est attiré les foudres du « Colonel », militaire britannique à la tête d’un gang. Antoine et son ami Jeff devront alors, malgré eux, protéger Michalon afin de récupérer l’argent.

Un vieux film français qui figure parmi les classiques de la fin des années 60, avec de très grands acteurs (3 en particulier: Darc, Ventura et Lefebvre). Le film est classique dans son scénario « de gentils gangsters » et l’histoire ne brille pas vraiment par sa profondeur ou son originalité. En outre j’ai trouvé la première moitié assez confuse, décousue et au final très lente. La deuxième moitié est de bien meilleure qualité. Néanmoins le film est rythmé par les dialogues de Audiard et son humour décalé et pince sans rire, le très bon jeu des acteurs et un bon choix de musiques. Une bonne (re)découverte de classique.
Note : 13/20

 

 

dongeons-et-dragons-3Donjons et Dragons 3 : Le livre des Ténèbres, Gerry Lively (2012)
Grayson, un noble chevalier, combat les dragons et démons tout en tentant de ne pas enfreindre son code de moralité. Mais un jour, il est obligé de s’allier avec des criminels pour contrer le puissant Shathrax qui a kidnappé son père et menace de détruire le monde…

Je ne sais guère quoi penser de ce film nanaresque et qui pourtant parvient à tirer son épingle du jeu envers et contre tout. Tout d’abord exit le nain ridicule et l’humeur à deux francs du premier opus. Exit également les personnages ridicules et l’horrible film qu’a été le deuxième opus. Malheureusement cela ne suffit pas à faire un bon film dans l’ambiance de Donjons et Dragons. Tout d’abord place au scénario: Très basique et très prévisible, il semble être adapté d’une quête qui existe réellement, malheureusement  une bonne quête ne signifie pas forcément un bon film. Ici tout est facilement prévisible, bien plus qu’au cours d’une partie de jeu de rôle. De plus il n’y pas d’aspect de groupe, le personnage est seul dans une quête, alors que le jeu est avant tout un jeu où on fait partie d’un groupe d’aventuriers ! Mais ce n’est pas le principal défaut du film car malgré tout le scénario tient presque la route (même si il pompe un peu sur Lovecraft également). Les principaux défauts du films sont:
– Les acteurs tous plus vides les uns que les autres bien qu’ils ne soient plus aussi caricaturaux qu’avant.
– Les décors et les effets spéciaux dignes des années 80-90, à la limite de l’acceptable et qui font clairement mal aux yeux.
– L’ambiance quasi totale et dérangeante de musiques et des bruitages peu inspirés.
En bref le film fait (mille fois) mieux que l’opus précédent et légèrement moins bien que le premier (qui avait au moins un peu d’humour -même si il était mauvais- et ce pauvre Jeremy Irons seul bon acteur du film). Ce volet exclut certaines aberrations du premier mais fait de nouvelles erreurs. Un nanar que les fans regarderont avec un mélange de compassion, de plaisir, de dégout et de haine.
Note : 10,5/20

 

 

drakkar

Drakkar, de Chris Crow (2012)
An de Grâce 793. La Grande Bretagne est ravagée par les Vikings, qui pillent et détruisent tout sur leur passage. Ils sont à la recherche du Livre Sacré de Lindisfarne dont la possession leur permettrait de soumettre définitivement la région. Seul survivant de l’attaque de son monastère, Hereward se voit confier la mission de mettre en lieu sûr le manuscrit, portant ainsi sur ses frêles épaules l’espoir de son peuple. Mais les Vikings ne comptent pas laisser échapper leur dû…

Comme je dis toujours, rien de tel qu’un bon nanar de temps en temps pour se remettre en forme (et être choqué pendant quelques jours) -du reste par pure hasard, il y en a pas mal dans cet article!-. Et quoi de mieux qu’un nanar historique ! Ce sont toujours les meilleurs et ils sont légions ces dernières années ! Et bien… Drakkar en est l’exemple parfait. Tout est mauvais. Les décors sont mal choisis et peu mis en valeur, les acteurs et leurs personnages lamentables, le scénario « chasse à l’homme » ridicule tant historiquement que cinématographiquement, les clichés sont omniprésents, la musique inexistante et les combats pathétiques !
Le summum du genre, à voir pour rigoler !
Note: 08/20

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commentaires
  1. […] du 1er. Attention à ne pas faire reposer les films uniquement sur l’acteur principal. – La Venus à la fourrure, de Roman Polanski : Un film prétentieux et horriblement lent. L’idée de base et la […]

  2. rp1989 dit :

    J’ai beaucoup aimé Ne nous fâchons pas mais je comprends tes critiques. Je suis moins sévère concernant La Vénus à la Fourrure. Ce film reste tout de même une déception.

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