Batman – The Killing Joke, de Brian Bolland et Alan Moore.

Publié: 5 décembre 2013 par maedhros909 dans Comics et Romans Graphiques, Littérature
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* Just one bad day *

 

Le Joker s’est évadé de l’asile d’Arkham où il était enfermé. Il fait l’acquisition d’un parc d’attraction abandonné et kidnappe le commissaire Gordon après avoir tiré sur sa fille, Barbara Gordon, la rendant infirme.

Alors qu’il élabore un nouveau plan diabolique et vante les mérites de l’oubli au profit de la folie, nous voyons resurgir des souvenirs de son passé. C’est l’occasion de revisiter les origines du personnage lors de flashbacks en noir et blanc.

 

Une fois n’est pas coutume, c’est à une BD / Comics que je m’attaque. Cela est plutôt rarissime étant donné mon incapacité totale à suivre l’intrigue d’une BD – je n’arrive pas à me concentrer sur le texte lorsqu’il y a des images et je ne comprend du coup jamais rien – mais je vais essayer d’en faire abstraction. Je ne polémiquerai pas non plus sur le fait que pour moi toute la partie « imagination » du lecteur est complétement perdue dans une BD, un Comics, un Roman Graphique etc. Comme si on avait pré-mâché le travail à certains lecteurs fainéants, qui ont les descriptions en horreurs ou dénués d’imagination en leur donnant en même temps que l’histoire tout le visuel, les décors, l’aspect des personnages etc. Là encore j’en ferai abstraction du mieux que je peux. Il est donc pour moi extrêmement compliqué de porter un commentaire sur un Comics ou une BD mais je vais essayer!

Tout d’abord deux choses essentielles sont à prendre en compte en ce qui concerne The Killing Joke.
La première est que ce n’est pas n’importe quel sujet qui est abordé mais le Joker de la mythologie de Batman. Il est (et de loin) mon super-héros préféré (et ce même si on regroupe DC et Marvel), par conséquent aborder ma première vraie BD (celles de Grenier était un peu à part) depuis une bonne dizaine d’année avec Batman aide beaucoup à garder sa concentration et son attention.
La deuxième chose essentielle vient du fait qu’il s’agit là d’un texte en anglais intégral. N’étant pas bilingue il y a fatalement quelques petites phrases ou expressions que je n’ai pas saisi, essentiellement certains délires du Joker, mais globalement les choses se sont bien passées et j’estime avoir compris la majeure partie et l’essentielle! Là où je veux en venir c’est que le lire en anglais m’a sans doute aussi aider à ne pas me déconcentrer sur le texte. Peut-être est-ce là la clé pour moi pour lire les Comics qui m’intéressent : les lire exclusivement en anglais pour « m’obliger » à rester concentrer sur le texte et du même coup ne pas décrocher. A suivre !

Venons-en maintenant au cœur du sujet : The Killing Joke !
Et bien il s’agit là d’un petit bijou de Comics ! Le visuel est de très grande qualité même si quelques designs « rétro » attireront peut-être un peu trop votre œil. Les personnages sont bien détaillés et les décors sublimes. Le découpage est lui aussi très intéressant et plutôt original ; entre les flashback quasi intégralement en noir et blanc et certaines audaces comme le passage des portes du train fantôme (une nouvelle porte à chaque nouvelle ligne pour illustrer ce que deux personnages font dans le même laps de temps).

Deuxième gros morceau, le scénario !
Et là vous ne serez pas déçu non plus. On y retrouve le Joker au sommet de son art avec pas mal de clin d’œil, en particulier Barbara/Batgirl blessée et maintenant destinée à devenir Oracle. Batman lui est préoccupé (comme d’hab’ en même temps), il s’interroge sur qui de lui ou le Joker tuera l’autre en premier et sent que cette issue est inévitable (SPOIL – à raison – FIN DE SPOIL) même si cela ne lui plait pas. Mais le point central du tome est bien sur le Joker ! Subtile mélange entre sa folie actuelle et sa façon de voir les choses et la vie en général et de nombreux flashback retraçant les évènements qui l’ont transformé en Joker, il maintient le lecteur en haleine bien qu’il en sache la fin. A noter que le scénariste est également celui de Watchmen pour donner une idée de l’ambiance générale malsaine qui se dégage du tout.

Enfin quelques bémols tout de même.
Le premier et le principal est sans aucun doute la taille du volume. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que tout cela ne fasse qu’une cinquantaine de page alors que j’aurai pu lire un roman entier avec cette confrontation, la capture de Gordon, la blessure de Barbara et ces flashback sur le passé du Joker. Mais bon je suppose que je ne suis pas habitué à ce format et que lorsqu’on enchaine les Comics on ne s’en rend pas compte.
Le second concerne le supplément « An innocent guy » que j’ai pas du tout compris. Enfin oui et non, j’ai compris le texte mais pas le supplément de façon générale tant par l’intérêt que par l’intrigue si ce n’est pour renforcer le côté « malsains » de certains habitants de Gotham rêvant potentiellement de devenir un jour un super-vilains et de tuer Batman.

En bref donc une expérience enrichissante pour moi et une excellente découverte (merci Zetide) pour un excellent Comics books / BD que je conseille fortement !
Note: 16,5/20

« There were these two guys in a lunatic asylum »

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commentaires
  1. manugoldstein dit :

    Je vies de prendre beaucoup de plaisir à lire ton article. Merci de partager ainsi ton expérience de lecture…

  2. […] éponyme ultra hollywoodien avec Brad Pitt, le livre est un petit bijou original et profond. – Batman The Killing Joke, de  Brian Bolland et Alan Moore : Après avoir lu cela vous ne verrez plus jamais le Joker comme […]

  3. rp1989 dit :

    Un comics qui a l’air assez intéressant , je pense qu’aller à la source de l’univers de Batman est une bonne chose, on le comprend mieux car les films ne peuvent pas tout traiter.

  4. […] tête dans les Comics ! Après la grande surprise qu’avait été pour moi la lecture de "The Killing Joke" il fallait que je confirme l’expérience, et cette fois dans la langue de Molière. […]

  5. […] papa entre autre de: Watchmen, V pour Vendetta, From Hell, La Ligue des Gentleman Extraordinaire et Batman: The Killing Joke. Dans l’autre main nous avons le cultissime auteur H.P. Lovecraft un des pères fondateurs […]

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