La grande aventure Lego Lord Miller Lego MovieLa Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller (2014)
Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l’on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d’autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n’est absolument pas prêt à relever un tel défi !

Ah ! Voilà un film qui sortait de nul part, improbable, dont les bandes-annonces me laissaient perplexes et qui aurait pu être un simple nanar d’animation digne de sortir en Direct to DVD (comme pas mal de films d’animations milieu de gamme du reste!). En réalité il n’en n’est rien, et il s’agit plutôt d’une démonstration en règle vis à vis d’un genre trop utilisé et (de plus en plus souvent) mal utilisé: l’animation 3D. En premier lieu le film d’animation Lego n’est pas spécifiquement ou nécessairement un film pour enfant ! Et cette idée est absolument capitale pour bien cerner le film. A l’instar des Pixar de la grande époque ou d’une partie des films de Miyazaki (même si ce n’est pas aussi philosophique qu’un Miyazaki quand même hein), le film a plusieurs niveaux de lecture. On peut le voir avec des yeux d’enfant, une aventure « classique » d’un personnage « normal » qui devient un héros auprès d’autres personnages, tombe amoureux, sauve le monde, la quête du héros classique. On peut s’arrêter à l’humour, à l’histoire et l’animation de ces petites briques, ce qui fait du film un excellent divertissement pour enfants. Mais le film comporte également un très grand nombre de références à la pop culture geek qu’un enfant voire un jeune adolescent ne peut pas connaitre. Il s’adresse donc là à un public plus âgé qui, soit accompagne un public jeune, soit est venu par curiosité ou par nostalgie. Et oui car pour beaucoup de vieux enfants le film éveillera une certaine nostalgie du temps où ils avaient des placards remplis de Lego et où ils passaient des heures à jouer avec. Enfin, qu’on aime ou pas le switch de fin, il ouvre sur une idée peu commune, un message au grand public sur la créativité et l’originalité, notions fragiles de nos jours, surtout chez les plus jeunes. En plus de ça le film tente également de critiquer l’uniformité de la société, les goûts et les valeurs acceptés et jugés correctes par tous. « La différence n’est pas un mal c’est même une force » est un des messages du film.
D’un point de vue animation le film est bluffant. Entièrement réalisé en images de synthèse, les réalisateurs ont pris soin de laisser un léger effet saccadé à l’image tant est si bien qu’on finit par se demander si c’est pas filmer image par image à la Mister Jack. Comme si on faisait soi-même un film Lego en déplacement ses propres jouets millimètre par millimètre. Le visuel « tout en briques Lego » est bluffant et drôle. La 3D pour une fois n’était pas si mal, mais toujours dispensable. A noter tout de même que l’animation « tout en brique » et la vitesse de certaines scènes rendent parfois l’image un peu floue et brouillonne. N’oublions pas la musique vraiment très bien pensée et qui restera longuement gravée dans votre cerveau !
En conclusion: Un film « super génial », bien pensé, pour tout le monde, à la fois divertissement pour enfants mais avec pas niais avec  pas mal de messages socio-culturels intéressants et très bien réalisé!
Note: 16/20

 

L'Enfer, de Francesco BertoliniL’Enfer, de Francesco Bertolini, Giuseppe De Liguoro et Adolfo Padovan (1911)
Reprend le premier chant de la Divine Comédie. Dans la selva oscura Dante rencontre Virgile et avec lui débute un voyage dans les cercles des enfers et le Malebolge où ils rencontrent tous les célèbres personnages du poème: Minos, Paolo e Francesca, Farinata degli Uberti, Pierre Des Vignes, Lucifer, etc…

Les très vieux films sont toujours intéressants au visionnage, qu’ils soient bons ou mauvais ils montrent ce que les réalisateurs imaginaient à l’époque et quelles sont les prémices du cinéma.  L’Enfer reprend donc le récit de Dante Alighieri et a été tourné en 1911. Je précise que j’ai visionné une version mise en musique par le groupe Tangerine Dream.
En premier lieu visuellement, il faut avouer que les images sont bluffantes pour l’époque et j’ai été agréablement surpris par le visuel, le design et les quelques « effets spéciaux ». Les acteurs sont un peu mou (surtout qu’ils ne sont que deux) mais bon ils ne parlent pas alors c’est un peu complexe d’être vif je suppose.
En deuxième lieu le problème principal et majeur du film vient de son rythme lent et de sa narration bancale. En effet une histoire comme celle-ci, très complexe, constitue une succession de rencontres et de descriptions des différentes strates de l’enfer. Et le muet est un support très mauvais pour cela. 75% du temps on a du mal à savoir dans quel cercle Dante se situe, s’il a changé de lieu ou non, à qui il parle etc. Bref l’ampleur du récit était peut-être trop vaste pour l’époque et la durée du film (1h15).
En conclusion le film de 1911 est visuellement bluffant mais lent et déroutant au point de perdre régulièrement le spectateur.
Note: 13/20

 

Monuments men clooneyMonuments Men, de George Clooney (2014)
La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Un film réalisé par Mr. Nespresso ce n’est pas tous les jours ! Alors en plus un film de guerre vous pensez ! Enfin bref… Ce film donc réalisé par George Clooney n’est en réalité qu’à moitié un film de guerre. Effectivement il se passe pendant la seconde guerre mondiale et on y voit même deux-trois affrontements mais ni l’intrigue ni l’action ni les personnages ne sont au cœur des combats et c’est bien normal et tant mieux ! Le scénario original repose sur l’histoire vraie de cette équipe de soldats en herbe chargée de récupérer les œuvres d’art volés par les nazis (et ce avant les russes). Tous plus médiocre les uns que les autres en tant que soldats mais seuls à même de pouvoir reconnaître et prendre soin des œuvres ils partent donc en territoire ennemi à des fins culturelles. Le postulat de base est donc extrêmement intéressant, original et je ne peux que féliciter Clooney et ses scénaristes pour avoir montré au spectateur cet aspect méconnu de la guerre et les avoir sensibilisé quant à l’importance du patrimoine et ne pas avoir montré juste des batailles. Certains trouveront ça un peu mou, lisse, voire niais de n’avoir pas montré de conflit frontal. Mais c’est une bonne chose ! Et en plus de ça quand on envoie des commandos experts ou non ils sont sensés éviter les combats il aurait été stupide de faire combattre ces Monuments Men qui dans la vraie vie n’ont probablement pas trop combattu non plus. De même je ne peux qu’applaudir la performance des acteurs tous plus bons les uns que les autres ! Même Mr Clooney pourtant pas toujours au top est juste et intéressant. Les personnages sont creusés, développés, réfléchis, les relations entre eux évoluent.. bref rien à dire!
Passons aux aspects négatifs du film. Je d’abord vais passer outre les quelques erreurs et incohérences historiques car après tout il y en a toujours. Ensuite je me concentre sur ce qui fut pour moi le vrai gros (et seul peut-être) problème du film: son ton. Par ton j’entends « sérieux ». Un peu à l’instar du 1er Hobbit qui se perdait quelque part entre le conte pour enfant et l’épique classique du médiéval fantastique, Monuments Men a bien du mal à garder le spectateur en haleine et ce malgré toutes les autres nombres qualités du film (la réalisation, le montage, la musique sont elles aussi vraiment de haut niveau). Le problème est que d’un instant à l’autre la situation peut passer de « drôle »/ »amusante » à « tragique »/ »un des personnages est mort ».. ou l’inverse ! Quand ces moments là arrivent il est donc bien difficile de s’émouvoir pour un personnage mourant ce qui décrédibilise la scène, casse le rythme et surtout tue l’ambiance, la tension du film. Je me doute que l’effet est voulu et que l’on voulait montrer que la mort arrive de façon inattendue, soudaine, sans concession et ce probablement pour choquer le spectateur, l’émouvoir.. malheureusement l’effet est raté pour des raisons que je ne pourrai sans doute pas toutes trouver (surement à trop vouloir être grand public). Pour moi cela aurait marché si plutôt que des scènes « drôles » il y avait eu des scènes « normales » sans trop de tension mais pas non plus complètement décompressée. Bref le dragi-comique pas top. Mise à part cela le film reste pour moi vraiment pas mal.
Note: 14/20

 

wrong cops dupieuxWrong Cops, de Quentin Dupieux (2014)
Los Angeles 2014. Duke, un flic pourri et mélomane, deale de l’herbe et terrorise les passants. Ses collègues au commissariat: un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Leur système fait de petites combines et de jeux d’influence se dérègle lorsque la dernière victime de Duke, un voisin laissé pour mort dans son coffre, se réveille.

En voilà un film qui sort des sentiers battus ça c’est certain ! Presque un peu trop même. Décalé à mort, le film se montre d’une originalité à tout extrême à tous les niveaux. Le problème (ou défaut) du film est également son plus grand atout à savoir son esprit décalé et complètement anticonformiste par rapport à l’industrie du cinéma. Et c’est plutôt une bonne chose, le hic c’est que parfois c’est tellement absurde que c’est à la limite de l’incompréhensible, presque comme de l’art contemporain. C’est un style et faut s’accrocher. Les différents scenarii sont bien présents et des messages satyriques clairs apparaissent de ci de là. Dommage tout de même que certaines histoires ne se finissent pas et qu’on ne sachent pas ce qu’il advient de certains personnages. Surtout que le film est un peu court, quelques scènes de plus auraient été bienvenues. Mais là encore c’est surement un parti pris audacieux qui fait à la fois office de force et de faiblesse. Les acteurs sont aussi variés qu’intéressants et ils sont tous très doués, c’est même appréciable de voir par exemple un Eric Judor jouer dans un bon film et bien jouer. Côté acteurs donc rien à dire. Pour moi ce qui m’a gêné le plus c’est quand même l’image. Alors effectivement c’est super d’envoyer bouler le numérique, la 3D, les images de synthèse etc et de filmer son film avec un son et une image dégueulasse pour faire authentique… là dessus rien à dire. Le hic c’est que vu le prix de la place de ciné, le film laisse un gout amer dans la bouche. Pour voir ça, aussi bon le film soit-il, autant attendre le dvd. C’est un parti pris artistique et visuel inhabituel mais contradictoire avec une sortie en salle. De plus je pense que c’est clairement le point faible du film. En effet là où un certain nombre de réalisateurs ont leur univers visuel propre (Burton, Gondry, Jeunet, Anderson etc) là on a juste un visuel dégueulasse collant à l’idée scénaristique, une image dégueu c’est « juste » une image dégueu si on fait rien d’autre.
Bref un ovni du cinéma à tous les niveaux, très bon et très intéressant mais aussi pleins de faiblesses et qui aurait peut-être du être distribué autrement (surtout quand on voit au final le nombre de salles qui l’ont passé).
Note: 14/20

 

LA VERITE SI JE MENSLa vérité si je mens!, de Thomas Gilou (1997)
Edouard Vuibert est au bout du rouleau. Victor Benzakem, entrepreneur prospère du quartier du Sentier, le prend sous son aile quand une bagarre l’oppose a deux joueurs de bonneteau. Le prenant pour un juif, il décide de l’embaucher comme manutentionnaire. Eddie laisse le quiproquo s’installer sur ses origines et il va faire son chemin dans une communauté chaleureuse jusqu’à séduire Sandra, la fille de son patron. Mais au cours de la préparation du mariage, Eddie se démasque involontairement. Il n’est pas juif ! Il déchaine alors le scandale et la colère de la belle Sandra.

Petit plongeon dans la « comédie » française dite « classique ». Et le moins qu’on puisse dire c’est que la surprise n’était pas vraiment agréable. Je ne comprends pas comment le public peut avoir autant d’engouement pour ce genre de films. C’est pas spécialement mal joué, je dirai même que les acteurs sont plutôt bons, en particulier Elie Kakou et José Garcia qui sont excellents (et Boringer aussi mais on le voit assez peu). La réalisation est elle correcte mais sans plus, rien à dire de spécial. Non le vrai problème vient du scénario, vide, monocentré, plat à souhait et au message étrange. Que se serait-il passé pour le personnage s’il n’avait pas été pris pour un juif ? Rien fin du film en 2 minutes. Le film joue manifestement des clichés habituels sur la relation entre la religion juive et l’argent mais ne cherche pas à s’en défaire spécialement, ce qui est désarçonnant. Est-ce une satyre? une autocaricature? un instantané de la réalité? Et quel est l’objectif, le but du film? Faire rire les gens sur les « défauts » d’une religion? Bref… L’intrigue sans être totalement ennuyeuse est du coup plate car uniquement tourné autour de ce sujet. Le reste (les histoires de cœur etc) est sans saveur, banale, réchauffé. Les blagues font sourire mais guère plus (et encore merci à Garcia et Kakou qui sauvent l’ensemble). Bref, un film vraiment moyen, symptomatique d’une partie de la production ciné française à l’intrigue très très molle et qui en plus a un message flou.
Note: 11/20

 

96 heures Schoendoerffer96 heures, de Phil Frédéric Schoendoerffer (2014)
Carré est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme).
3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel.
Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

Un thriller français, cela pouvait ne présager rien de bon.. et pourtant ce fut une assez bonne surprise ! Dans un premier temps il faut souligner le jeux des deux acteurs principaux: Gérard Lanvin et Niels Arestrup. Ils sont absolument parfaits et bluffants. A eux deux ils tiennent le film, l’intrigue, l’ambiance et transpercent l’écran. Pour un film de ce genre et de production française j’ai rarement vu mieux de mémoire, si ce n’est Cassel dans Mesrine. En plus des acteurs qui se donnent à fond, l’intrigue est bien ficelée et très recherchée. Peut-être peut-on lui reprocher de laisser trop d’indices évidents sur certains rebondissements. Les scènes finales et la conclusion sont très intéressantes et assez inattendues. Ce n’est pas qu’un banal « happy end » vide de tout sens. La façon de réagir des personnages après les événements est bien pensée. La musique et ambiance générale de tension sont parfaites et colle à 100% à l’intrigue, aux acteurs et au film. Petits point négatif, on trouve quand même quelques longueurs par ci par là.
Note: 14,5/20

 

la verite-si-je-mens-2 gilouLa vérité si je mens!2 , de Thomas Gilou (1997)
Dans le quartier du Sentier, Eddie Vuibert, Dov et Yvan sont confrontés aux procédés pour le moins expéditifs de leur nouveau client, Eurodiscount, une chaîne européenne d’hypermarchés. Karine, lasse des turpitudes de son volage époux, Dov, le chasse du foyer. La bande de copains se disloque.
Dov et Patrick partent tenter leur chance sous le soleil de Californie, tandis qu’Eddie et Yvan font les marchés. Entre temps, Serge, devenu livreur, noue une idylle avec Chochana Boutboul, une jeune fille de bonne famille à qui il fait croire qu’il est très fortuné.
C’est alors qu’Eddie découvre que sa faillite dépasse le simple échec commercial et qu’il a été victime d’une scandaleuse escroquerie. Dès lors, il décide de se venger et conçoit un plan qui va réunir et mobiliser tous ses amis.

Suite du premier opus éponyme, ce film est à la fois meilleur et pire que le premier. D’un point de vue scénario les thèmes choisis forment cette fois de réels messages, plus clairs, plus sains et plus uniquement tournés sur la religion. De ce côté c’est plutôt un progrès donc. Par contre au niveau réalisation le film se casse la gueule. Autant dans le premier c’était pas sublime mais il y avait un rythme correct, on s’ennuyait assez peu et l’intrigue avançait bien.. Autant ce coup-ci (même s’il ne dure que 5 min en plus) on s’ennuie ferme et on a l’impression que le film ne finira jamais. Bien sur il y a une partie des sketchs sur le judaïsme qui ont déjà été faits dans le 1er et donc qui ne servent plus à rien et ne font plus rire du tout. Puis il y a un traitement presque similaire au 1er dans sa progression scénaristique: Au début/milieu les personnages s’en sortent dans leurs affaires, puis tout s’écroule jusqu’à qu’ils soient presque en faillite/dans la merde et enfin ils s’en sortent avec un stratagème/tout s’arrange en même temps dans leur vie privée. Enfin la faute revient également à certains acteurs remplacés (volontairement ou non) par d’autres de moindre prestances à la limite de l’antipathique. Tout le casting semble fatigué, peu inspiré voire carrément médiocre comme Gad Elmaleh (un nom connu ça ne fait pas tout hein). Côté acteurs l’exception est amenée par Daniel Prevost qui colle au rôle à la perfection (et un peu Enrico Macias plutôt pas mauvais étrangement). Enfin le film est toujours aussi peu drôle, juste divertissant, et encore. Bref une suite très limite niveau qualité même si le scénario semblait plus travaillé et moins centré sur un sujet donné, dommage.
Note: 11,5/20

 

Albator film2013 AramakiAlbator Corsaire de l’Espace, de Shinji Aramaki (2013)
2977.
Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable.
 Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Un film que je n’avais pas pu voir en salles compte tenu de sa sortie française un 25 décembre. Au final ce n’est pas plus mal ! Je pense que si j’avais payé une place de cinéma (plus la 3D) j’aurai été beaucoup plus critique, alors qu’en le voyant tranquillement chez moi je l’ai plutôt apprécié. D’abord visuellement j’ai trouvé que c’était à double tranchant. D’une part on a des animations parfaites pour Albator, les vaisseaux, les combats et quelques autres trucs ; et d’autre part on a certains visages complètement horribles à peine digne de certaines cinématiques de jeu vidéo des années 2000 (je pense à celles de Diablo2 qui ont longtemps été une référence). Bref mitigé. La musique et les effets étaient super classes, le doublage plutôt pas trop mal (et bien mieux que certains autres). On vient enfin au scénario, point clé du film. Là encore il y a à boire et à manger. J’ai trouvé l’intrigue globale bien pensée et intéressante, mais la fin est un peu en dessous des attentes, on ne comprend pas toute la résolution de l’intrigue et surtout on ne sait des conséquences de ce qu’à fait Albator. Enfin, malheureusement on n’échappe pas aux clichés japonais de la fleur et des souvenirs inutiles à souhaits!
En bref plutôt un bon divertissement, visuellement correct et qui nous fait voyager dans l’univers d’Albator malgré tous ses défauts.
Note: 14/20

 

Psychose HitchcockPsychose, d’Alfred Hitchcock (1960)
Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l’entend. Son travail ne la passionne plus, son amant ne peut l’épouser car il doit verser une énorme pension alimentaire le laissant sans le sou… Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s’enfuit avec l’argent.
Très vite la panique commence à se faire sentir. Partagée entre l’angoisse de se faire prendre et l’excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu’elle n’atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s’arrête près d’un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates, mais qui doit supporter le caractère possessif de sa mère.
Après un copieux repas avec Norman, Marion prend toutes ses précautions afin de dissimuler l’argent. Pour se délasser de cette journée, elle prend une douche…

Un film devenu culte, symbole du film noir des années 60, considéré comme un des premiers thriller psychologique (et parfois même considéré comme un précurseur à certains types de films d’horreur – bien que cela me semble exagéré). De deux choses l’une ; D’abord le film est extrêmement bien tourné et bien réalisé, c’est ambitieux, la mise en scène est géniale, la musique parfaite s’adapte parfaitement à l’image et plonge le spectateur dans une tension plus que palpable. On comprend rapidement pourquoi le film est culte. Niveau casting les acteurs sont plutôt très bons même si je suis pas fan de l’actrice qui incarne « Marion » qui a une fâcheuse tendance à rendre l’action ennuyeuse et lente par rapport aux acteurs qui vont lui succéder dans l’intrigue. On aurait pu l’abandonner encore plus vite, cela aurait été mieux ! Mention spéciale pour l’acteur qui joue à la perfection (presque même trop parfait!) Norman Bates. Cependant il faut bien recadrer le film dans son contexte historique car de nos jours on voit des thrillers psychologiques à tous les coins de rues avec des névroses encore plus brutales et plus extrêmes que celle dont il est question dans ce film. On pourrait trouver l’intrigue, et sa résolution, trop évidente, voire banale si on ne fait pas attention à l’age du film. Qu’il n’y au final que peu de suspens quant à la vérité et à l’identité du tueur, ce qui a tendance à rendre certains passage un peu lents et mous, et aussi normal, le but c’est pas « qui » mais « pourquoi ». Ce qui me semble intéressant aussi avec le film (et je pense que c’est comme cela qu’a voulu le penser Hitchcock, et probablement encore plus le livre dont il est issu) c’est plutôt comment les personnages vont parvenir à cette conclusion et comment le principal intéressé va réagir à ces bouleversements dans sa psychose. En bref, un film culte et qui mérite de l’être même s’il souffre de son âge et a quelques défauts mineurs, en particuliers au niveau du casting.
PS: Une preuve s’il en ait que les grands esprits se rencontrent. Hitchcock adapte là un roman noir très sombre et glauque rédigé par un certain Robert Bloch… qui n’est autre qu’un des correspondants de Lovecraft et qui a débuté sa carrière par de nombreuses nouvelles dans l’univers onirique du mythique auteur de fantastique. Je vous conseille en particulier la nouvelle « L’Ombre du Clocher » particulièrement « savoureuse »!
Note: 14/20

 

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commentaires
  1. blueedel dit :

    Psychose ? seulement 14 ?
    bravo pour cette enfilade de critiques !!!
    Albator … humm viens de le voir et de voir que je suis dans le même état d’esprit !

    • maedhros909 dit :

      Bah oui il est très bon, c’est vrai que ça aurait peut-être mérité un demi point de plus (c’est dure d’équilibrer toutes les notes :p) mais bon je lui ai trouvé quelques défauts fatals, en particulier le fait qu’on comprenne très vite qui est le tueur (de toute façon y’a pas trop le choix dans les personnages!) etc.
      Il me reste une enfilade de 8 critiques en brouillon.. j’espère ne pas voir trop de films bientôt^^

      • blueedel dit :

        ouh là ça fait du boulot ça … 🙂
        je note aussi maintenant mes films et du coup me limite sur du 5 étoiles max !!
        J’ai deux films pour ce week end et j’espère que le second ne me décevra pas… ça a l’air déjanté mais la critique est excellente… à bientôt maedhros!

  2. rp1989 dit :

    Je serai moins sévère que toi sur les films « La vérité si je mens » et « Psychose », et plus sévère sur « La grande aventure Lego » mais on est globalement d’accord.

  3. […] avec l’incroyable Vincent Cassel et je suis bien heureux d’avoir pu constater avec 96 heures et La French que d’autres Polar et/ou Biopic policiers d’excellentes qualités étaient […]

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