Les Séances Oubliées (Volume 6)

Publié: 9 février 2015 par maedhros909 dans Cinéma
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Affiche Byzantium Neil JordanByzantium, de Neil Jordan (2013)
Dans une petite ville côtière, deux jeunes femmes aussi séduisantes que mystérieuses débarquent de nulle part. Clara fait la connaissance de Noel, un solitaire, qui les recueille dans sa pension de famille déserte, le Byzantium. Eleanor, étudiante, rencontre Frank, en qui elle voit une âme sœur. Bientôt, elle lui révèle leur sombre secret… Eleanor et Clara sont nées voilà plus de deux siècles et survivent en se nourrissant de sang humain. Trop de gens vont finir par l’apprendre pour que leur passage dans la ville n’ait aucune conséquence sanglante…
Très bonne surprise que ce direct-to-dvd parlant de vampires.
Les excellentes actrice Saoirse Ronan et Gemma Arterton portent ici un film post-moderne sur les vampires (les vrais hein, dans une époque troublée par Twilight et autres âneries produites à la chaîne, il est bon de le préciser). C’est sombre, c’est intéressant et orginal, c’est bien joué.. Que demander de plus à ce film sans prétention qui n’eut pas de sortie ciné?
Petit bémol peut-être la réalisation est un peu molle et les intrigues peut-être un peu trop tournée vers un public féminin (mais un public adulte, pas adolescent!).
Bonne surprise et bon film!

Note: 14/20

 

Affiche Only lovers left alive Jim JarmuschOnly lovers left alive, de Jim Jarmusch (2014)
Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ?
Un film d’auteur avec des vampires, c’est possible? Et bien oui! (il faut que je vois « Morse » d’ailleurs).
Plus intelligent et moins théâtral qu’un « Entretien avec un vampire », ce petit OVNI de 2014 est porté par des acteurs absolument magnifiques! Sont de la partie: la très prolifique Tilda Swinton, monsieur Tom Hiddleston (/Loki) a qui on confie enfin un rôle intéressant et l’inimitable John Hurt revenu sur le devant de la scène. Les vampires sont ici vus sous un angle inédit, atypique et profondément en marge de la société. Comment un être qui a plusieurs siècle supporte t’il le monde déplorable du 21 ème siècle? Comme des ado pré-pubères, branchés et bling-bling comme dans Twilight? Ou en s’isolant, blasés, limite dépressifs et ne faisant que poursuivre leur vie au fil du temps comme ils l’ont toujours fais? Même si la réponse vous semblera peut-être évidente le film vous convaincra! La réalisation est captivante, le film se passant 100% du temps la nuit. Le scénario se permet de nombreuses réflexions sur notre propre monde décadent et distille quelques idées très originales sur ce que pourrait être le vécu d’un vampire au cours des siècles.
Excellent!

Note: 16/20

 

Affiche Fanboys Kyle NewmanFanboys, de Kyle Newman (2009)
1998, quatre fans de Star Wars parcourent les États-Unis pour réaliser le dernier vœu d’un ami : voir Star Wars – Épisode I : La Menace Fantôme avant sa sortie en salle. Ils se rendent alors au Skywalker Ranch de George Lucas pour voler une copie du film. Mais leur voyage ne sera pas de tout repos…
Une bonne petite comédie potache, assez classique, un peu cliché même mais au final assez respectueuse des fans et des univers cités. On rigole quand même pas mal mais moins que devant Paul sorti deux ans plus tard.
Je n’aurai pas grand chose d’autre à dire dessus j’avoue mais je le conseille, en particulier aux fans de StarWars!

Note: 13,5/20

 

 

Affiche The Grand Budapest Hotel Wes AndersonThe Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson (2014)
Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au cœur de la vieille Europe en pleine mutation.
Wes Anderson is back dans un film drôle et haut en couleurs!
La réalisation est soignée, travaillée, magnifique. Des plans et des scènes toujours plus colorés et visuelles s’enchaînent au fil du film. L’histoire, d’apparence sérieuse est traitée avec tout le second degré que l’on connait au réalisateur. Ce passe-passe nous permet de s’attacher aux personnages sans pour autant vraiment avoir peur pour eux et le film peut tranquillement rester dans son registre de comédie. Les acteurs sont tous plus brillants les uns que les autres, bien que la taille cyclopéenne du casting n’eut pas forcément été utile. Quelques acteurs ne font en effet qu’une très/trop brève apparition. La musique est elle aussi parfaite!
Petit chef d’oeuvre et peut-être meilleur film d’Anderson que j’ai vu jusqu’à présent.

Note: 16,5/20

 

Affiche Enfermés dehors Albert DupontelEnfermés dehors, d’Albert Dupontel (2005)
Dans un monde imaginaire, un clochard trouve l’uniforme d’un policier qui s’est suicidé et s’en vêt pour manger à la cantine du commissariat. À la suite d’un quiproquo et fort de son nouvel uniforme, il croit qu’un bébé a été enlevé par un homme d’affaires compromis par ailleurs. Il met tout en œuvre pour remettre l’enfant, enlevé en réalité par ses grands parents, à sa mère.
Je n’ai pas trouvé le film mauvais en soi je ne l’ai juste pas apprécié. 
Les acteurs sont super doués en particulier Dupontel, sa réalisation est ultra-rapide, frénétique (un peu trop même par moment) est particulièrement appréciable.
Malheureusement je l’ai trouvé un peu trop barré et décalé à mon gout. C’était tellement haut perché parfois que j’avais l’impression d’être devant un film « d’Art Contemporain ». Le « message » également quant aux sans-abris m’a semblé un peu flou. Pas convaincu.
Note: 11,5/20

 

Affiche Spy Kids Robert RodriguezSpy Kids, de Robert Rodriguez (2001)
Gregorio et Ingrid excellent dans leur métier, celui d’agent secret. Maîtres du déguisement au génie inventif, ils empêchent des guerres d’éclater grâce à leurs talents d’espion. Officiant pour deux nations ennemies, ils reçoivent un jour la mission d’éliminer leur ennemi le plus redoutable, à savoir l’un et l’autre. Mais lorsque leur regard se croise dans un lieu exotique éloigné de toute civilisation, ils tombent amoureux l’un de l’autre et décident de fonder une famille. Neuf ans plus tard, après avoir pris leur retraite pour se consacrer pleinement à l’éducation de leurs enfants, Carmen et Juni, Gregorio et Ingrid Cortez sont rappelés une fois de plus en service. Pour des raisons inexpliquées, les meilleurs agents secrets de la planète, anciens collègues de travail du couple, disparaissent les uns après les autres. Cette situation ne peut être l’oeuvre que de deux esprits malveillants : celui de Fegan Floop, star d’une émission télévisée pour enfants, et de son complice Minion. Lorsqu’on a cessé d’être sur le terrain pendant des années, les risques d’avoir perdu ses réflexes augmentent rapidement. C’est ainsi que s’est produit l’impensable : Gregorio et Ingrid sont tous les deux tombés dans le piège tendu par leurs ennemis. Jamais le couple n’aurait pu imaginer que les deux seules personnes sur Terre pouvant leur porter secours seraient… leurs enfants ! Se lançant dans une folle course-poursuite qui les mènera au château secret de Floop, Carmen et Juni devront par ailleurs déjouer un incroyable complot qui menace le monde.
Ma foi quand Rodriguez fait un film pour enfant il faut s’attendre tout de même à y voir beaucoup d’action. Et on est pas déçu!
Les acteurs sont plutôt bons, même les enfants. On note la présence très visible de Tony Shalhoub/Monk. Antonio Banderas et Carla Gugino quant à eux sont peut-être un peu trop effacés selon moi. C’est bien réalisé, très rythmé et accompagné d’une bonne musique. Bon après niveau scénario ça ne vole pas très haut même pour un film pour enfant. On les prend un peu pour des « cons » des fois quand même. Mitigé, plutôt pas terrible.
Note: 12/20

 

Affiche Total Recall Paul VerhoevenTotal Recall, de Paul Verhoeven (1990)
2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu’il est sur la planete Mars à la recherche de la belle Melina. Sa femme, Lori, s’efforce de dissiper ce fantasme. Doug va bientôt s’apercevoir que son rêve était artificiel et que sa femme est une espionne chargée de veiller à son reconditionnement mental. Il se souvient d’un séjour réel sur Mars, à l’époque où il était l’agent le plus redouté du cruel Coohagen. Il décide de s’envoler sur Mars à la recherche de son énigmatique passé.
Monsieur Verhoeven ne fait pas que ça, mais est devenu un homme incontournable dans la SF avec Robocop, StarshipTroopers et Total Recall. Qui de mieux que lui pour adapter à l’écran une nouvelle de K.Dick, auteur  culte du genre et aux réflexions très « psychologiques » dans ses œuvres. Total Recall est un film de SF devenu culte, absolument génial, bien filmé, plutôt beau et inspiré. Même si la fin est sujette à débat, le scénario est bien ficelé, entraînant et on ne s’ennuie pas. Petit bémol peut-être, je ne trouve pas que Schwarzenegger apporte quoi que se soit au film. Non pas qu’il soit mauvais mais un autre acteur aurait pu être aussi adapté que lui pour le rôle.
Incontournable!

Note: 15,5/20

 

Affiche Les Hommes préfèrent les blondes Howard HawksLes Hommes préfèrent les blondes, de Howard Hawks (1954)
Une blonde explosive, croqueuse de diamants et une brune foudroyante éblouie par les muscles des beaux messieurs s’embarquent pour la France. Sur le paquebot se trouvent le richissime Piggie, les athlètes américains de l’équipe olympique mais également un homme qui s’intéresse de près aux activités des deux jeunes femmes.
C’est bien fait, c’est bien tourné, les actrices sont plutôt bien dirigées et s’en sortent bien. Mais qu’est-ce que c’est misogyne, que de messages négatifs pour les femmes « modernes ».
A voir mais au second degré sans oublier le recul de 50ans que l’on se doit d’avoir devant les images.

Note: 13/20

 

Affiche Jusqu'en Enfer Sam RaimiJusqu’en Enfer, de Sam Raimi (2009)
Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l’entraîne dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège…
Sam Raimi est un réalisateur de génie mais qui n’a pas forcément fait les meilleurs choix de réalisation ou de production ces dernières années. Le désastreux SpiderMan3, son très mitigé Monde Fantastique d’Oz, la participation au reboot d’EvilDead et son escale sur le petit écran (même si personnellement j’ai plutôt bien aimé ce qu’il y a fait) sont autant de raisons qui font qu’il peine à rebondir.
Pourtant ce petit film d’horreur, qui n’a pas eu la chance d’avoir beaucoup de publicité, est plutôt inspiré et original. Quelque part entre le fatalisme et la course contre la mort d’un Destination Finale et un petit scénario efficace comme on peut en trouver dans certains chefs d’œuvres du genre, Jusqu’en Enfer fut une bonne surprise pour moi et un bon film! Courage Raimi t’y es presque! 
Note: 14,5/20

 

Affiche Edge of tomorrow Doug LimanEdge of tomorrow, de Doug Liman (2014)
Dans un futur proche, des hordes d’extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n’a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n’a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l’espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment…
La Science-Fiction et le Fantastique sont revenus à la mode, mais prenons garde car nombreux risquent d’être les nanars déguisés en blockbusters et les bons films qui paraissent être des nanars. Edge of tomorrow échappe à cet état de fait inhérent à l’Hollywood moderne et se permet d’oser quelques paris risqués! D’abord engager Tom Cruise, c’est assez risqué car le pauvre n’arrive guère à se sortir de son propre cliché. Pour autant, même si je ne l’apprécie guère, j’ai adoré sa performance dans Edge of Tomorrow. Ensuite il fallait oser le mélange SF/Voyage dans le temps, Action/bataille à grande échelle et Humour. Pourtant le film le fait et avec brio! Bien que la fin soit un peu prévisible et « happy-end », les autres rebondissements et voyages temporels sont inspirés, rythment bien l’action et participent tant au scénario qu’à l’aspect comédie du film. Enfin les parallèles sympathiques avec la seconde guerre mondiale sont très bien venus!
A voir vraiment!
Note: 16,5/20

 

Affiche Sous les jupes des filles Audrey DanaSous les jupes des filles, de Audrey Dana (2014)
Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes. Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses… Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !
Alors là que dire… Un film ridicule sur tous les points.
Comment expliquer un tel échec… On veut produire un film pour passer le dimanche soir sur TF1 et qui va attirer un maximum de ménagères de moins de 50ans pour qu’elles voient la pub. Mais bon on veut quand même viser large et faire jeune et cool (au cas où les filles/ados regardent aussi) alors on envoie une réalisatrice débutante branchouille et on rassemble un impressionnant troupeau d’actrices en vogue, tous âges confondus. On invente bien trop d’histoires qui tiennent chacune en deux lignes, truffées de clichés, peu inspirées, et on les fait jouer aux actrices qui n’ont, du coup, pas grand chose à jouer et qui donc jouent fort mal. Enfin on les fait se rassembler de façon très artificielle en finissant seulement un tiers des mini-histoires et on réalise peut-être une des scènes de fin les plus débile du 7e art. Navet.
Note: 07/20

 

Affiche Triple Alliance Nick CassavetesTriple Alliance, de Nick Cassavetes (2014)
Carly découvre que son nouveau petit ami Marc est un imposteur, lorsqu’elle rencontre accidentellement sa femme, Kate. Carly va se prendre d’affection pour elle, et leur improbable amitié va se renforcer encore un peu plus lorsqu’elles réalisent que Marc les trompe toutes les deux avec une autre femme, Amber.  Les trois femmes vont joindre leurs forces et mettre au point un impitoyable complot pour se venger.
Comédie romantique américaine classique.
Peu inspiré ni par le scénario ni par la réalisation, le film est tout de même sauvé du massacre par des acteurs utilisés à contre emploi (hein Nikolaj/Jaime Lanister) ou bien utilisés dans leurs rôles « classiques » (Cameron Diaz, Leslie Mann et Kate Upton) et qui s’en sortent plutôt bien compte tenu de ce qu’ils doivent jouer.
Regardable mais pas marquant.
Note: 12/20

 

Affiche Zero Theorem Terry GilliamZero Theorem, de Terry Gilliam (2014)
Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose. Management le fait travailler sur un projet secret visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes. La solitude de Qohen est interrompue par les visites des émissaires de Management : Bob, le fils prodige de Management et Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire. Malgré toute sa science, ce n’est que lorsqu’il aura éprouvé la force du sentiment amoureux et du désir que Qohen pourra enfin comprendre le sens de la vie…
Film très difficile à commenter, comme du reste beaucoup des films de Gilliam.
Toujours aussi atypique et inspiré, le réalisateur part cette fois dans une critique sociale à plus court terme que dans Brazil. Bien sur venant de Gilliam, tout est bien pensé, les réflexions sur notre monde et celui du film sont intelligentes et complexes.. mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose. Peut-être plus de détails sur l’univers du film, peut-être un film plus long, peut-être juste que j’en attendais trop.
En demi-teinte pour moi donc mais bien sympa quand même!
Note: 14/20

 

Affiche Le Parrain Francis Ford CoppolaLe Parrain, de Francis Ford Coppola (1972)
En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, « parrain » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo,  » parrain  » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père…
Comme je le dis parfois, dans sa culture, que cela soit ciné ou autre, il y a toujours de gros vides à combler, de grands classiques à voir ou lire etc. Les Parrains font partis de ces grands classiques incontournables que l’on finit forcément par voir un jour pour se faire sa propre opinion à leur sujet. Histoire passionnante, il ne faut cependant pas s’attendre à voir beaucoup de rebondissements non plus, le film et l’intrigue prennent leur temps. Cela peut être un avantage ou un inconvénient selon les gens, mais cela ne m’a personnellement pas trop gêné dans ce film.
Les acteurs sont excellents et le traitement profond des personnages compensent la « lenteur » de l’action. Le fait que l’histoire se passe sur plusieurs années voire plusieurs générations augmente également la portée des différents événements. Le tout est ambiancé par quelques musiques devenues, comme tout le monde le sait, cultes.
Bref un film culte qui ne déçoit pas. 
Note: 15,5/20

 

Affiche Evil Dead 2 Sam RaimiEvil Dead 2, de Sam Raimi (1987)
Deux jeunes amoureux se rendent dans la cabane du professeur Knowby, qui a mystérieusement disparu après avoir eu en sa possession quelques pages du livre des morts, redoutable grimoire disparu au XIVe siècle.
Très semblable au premier opus en terme de réalisation, ce deuxième volet n’apporte pas grand chose de neuf au genre. La première partie de l’histoire est presque identique au film précédent. La deuxième partie de l’intrigue, elle, offre un scénario plus loufoque, encore plus gore, et surtout ouvre sur le 3e film!
Très bon tout de même.

Note: 14/20

 

 

Affiche Evil Dead 3 Sam RaimiEvil Dead 3, de Sam Raimi (1993)
Une tronçonneuse greffée au poignet, un fusil à canon scié dans l’autre main, Ash, le héros des Evil Dead, remonte le cours du temps jusqu’en 1300. Là, il lui faut mettre la main sur le Nécronomicon, grimoire à l’origine de ses malheurs. Sa quête se transforme vite en effarante croisade, qui le mène à affronter une armée de squelettes…
Yeahh! Ash is back! Il se retrouve une nouvelle fois dans une situation bien compliquée à gérer quelque part dans un moyen âge maudit par les effets du Nécronomicon! Déjanté et barré, le film est bien plus drôle que les précédents et de nombreuses punchlines ont été depuis maintes fois reprises dans divers médias! Visuellement il est remarquablement bien fait en autre grâce aux squelettes en stop motion selon les techniques de travail (et en honneur de) du génie des effets visuels pré-numériques Ray Harryhaussen! 
Sans conteste un chef d’oeuvre, peut-être le meilleure de la saga.
Note: 15,5/20

 

Affiche Alphaville Jean-Luc GodardAlphaville, de Jean-Luc Godard (1965)
Dans une époque postérieure aux années 1960, les autorités des « pays extérieurs » envoient le célèbre agent secret Lemmy Caution (Eddie Constantine) en mission à Alphaville, une cité désincarnée, éloignée de quelques années-lumière de la Terre. Caution est chargé de neutraliser le professeur von Braun, despote d’Alphaville, qui y a aboli les sentiments humains. Un ordinateur, Alpha 60, régit toute la ville. Un message de Dickson, un ex-agent secret, ordonne à Lemmy de « détruire Alpha 60 et de sauver ceux qui pleurent ». Mais ce dernier est enlevé, interrogé par Alpha 60 et condamné à mort…
Quand un des plus grand nom du cinéma français fait un film de genre… et bien c’est pas super, voire même c’est médiocre. Visuellement c’est clairement moche et les sons et bruitages sont absolument horribles. J’ai du mal à comprendre comment des gens comme Fritz Lang peuvent sortir presque 40ans plus tôt en muet un film beau et visuellement recherché comme Metropolis et nous se contenter en 65 de ces décors horribles et ces images sombres quasi illisibles sous prétexte que c’est « artistique ». Niveau intrigue ça ne vole pas très haut et c’est presque incompréhensible, surtout si on compare à la moyenne de réflexions des livres écrits peu de temps avant comme 1984, le Meilleur des Mondes et bien d’autres. Fahrenheit 451 de Truffaut est bien meilleur et bien plus intéressant que celui-ci tant visuellement que scénaristiquement. Les acteurs s’en sortent quand même plutôt bien.
Bref à éviter et ne donne pas trop envie de voir d’autre film du monsieur.

Note: 08/20

 

Affiche 300 La Naissance d'un empire Noam Murro300: La Naissance d’un empire, de Noam Murro (2014)
Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse…
Faire une suite d’un film qui n’en n’avait pas besoin? Check!
Utiliser un titre connu alors qu’il n’a aucun sens avec l’intrigue ou les éléments historiques utilisés? Check!
Mettre en avant une actrice très moyenne en lui faisant faire son rôle de composition habituelle de salope qui utilise son cul pour arriver à ses fins? Check!
Tenter de copier tous les éléments de réalisations et effets visuels d’un film calqué sur les dessins d’un comics mais sans avoir de matériel de base et donc faire n’importe quoi? Check!

… Bon que reste t’il à sauver dans cette déplorable suite donnée à un illustre film? Pas grand chose malheureusement. Une certaine cohérence logique avec le film précédent et un certain respect (au moins autant que 300) de l’Histoire et des événements réels mais c’est à peu près tout. La musique est aussi plutôt pas mal. Enfin certaines scènes sont quand même bien trouvées, en grande partie parce que les autres acteurs (pas Eva Green) s’en sortent relativement bien. Bref mauvais, dispensable, série Z mais regardable… pour la curiosité au moins. 
Note: 11/20

 

Affiche Maestro Léa FazerMaestro, de Léa Fazer (2014)
Henri, un jeune acteur qui rêve de jouer dans FAST & FURIOUS, se retrouve engagé dans le film de Cédric Rovère, monstre sacré du cinéma d’auteur. Les conditions du tournage ne sont pas tout à fait celles auxquelles il s’attendait… Mais le charme de sa partenaire et la bienveillance du maître vont faire naître en lui des sentiments jusqu’alors inconnus. Et Rovère, conquis par la jeunesse et la fantaisie d’Henri, vivra ce tournage comme un cadeau inattendu.
Reprenant les codes des films « choc des cultures », ce petit film français assez peu médiatisé est vraiment sympa.
Le film n’est pas ou peu condescendant avec le cinéma mainstream mais met en avant les petites exploitations. Il s’attelle également à montrer l’envers du décors d’un tournage, et surtout la passion pour la culture au sens large qui, elle, a tendance à se perdre au fil des ans. Toute personne aimant le ciné (qu’il soit d’auteur comme ici ou non) adorera ce film rien que pour ce côté making-of totalement réussi. Peut-être un peu « classique » en terme de réalisation et pour la fin de l’histoire, on n’en reste pas moins très attaché aux différents personnages et leur vécu. D’autant plus attaché en découvrant que tout ceci s’inspire librement d’une histoire vraie.
A voir!
Note: 14/20

 

Affiche Sex Tape Jake KasdanSex Tape, de Jake Kasdan (2014)
Jay et Annie s’aiment, mais dix ans de mariage et deux enfants ont un peu érodé leur passion. Pour ranimer la flamme, ils décident de filmer leurs ébats lors d’une séance épique. L’idée semble bonne… jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que la vidéo a été envoyée par erreur à tout leur entourage, familial et professionnel ! Pris de panique, ils sont prêts à tout pour faire disparaître le film à scandale chez chacun des destinataires. Ils jouent leur réputation, leur carrière, leur mariage et leur santé mentale…
Une comédie romantique américaine un peu plate et nunuche mais servie par des acteurs en forme et quelques drôleries scénaristiques pas forcément trop « déjà vues ».
J’aurai pas grand chose d’autre à dire sur le sujet.
Regardable mais clairement pas marquant non plus.

Note: 12/20

 

Affiche Chicago Rob MarshallChicago, de Rob Marshall (2003)
A Chicago, dans les années vingt, Roxie Hart, une jeune femme qui rêve de monter sur la scène de l’Onyx Club, est accusée du meurtre de son amant indélicat et envoyée en prison. Derrière les barreaux, elle retrouve celle qu’elle admire, Velma Kelly, une chanteuse de jazz condamnée pour avoir tué son mari et sa sœur, pris en flagrant délit d’adultère. Le très populaire avocat Billy Flynn va brillamment plaider leur cause et attirer l’attention des médias sur ces deux jeunes femmes à la superbe voix. Roxie, dont Billy a fait l’emblème de la naïveté abusée, devient en quelque temps une véritable star à Chicago…
Comédie musicale sur le monde du show business emmenée principalement par Catherine Zeta-Jones, Renée Zellweger et Richard Gere. La réalisation est inspirée même si personnellement je préfère le style de Moulin Rouge. Les acteurs sont tous au top et les relations entre eux sont recherchées et évolutives. Les musiques, omniprésentes forcément, sont bonnes, collent aux événements et sont en général prétextes à une mise en scène particulière et particulièrement recherchée comme la scène des cellules par exemple. 
Mais pour moi, le vrai point fort du film est sa critique sous-jacente au scénario du show business et du monde médiatique en général. Bon film!
Note: 14,5/20

 

Affiche Dirty Dancing Emile ArdolinoDirty Dancing, de Emile Ardolino (1987)
Dans les années soixante, Bébé passe des vacances familiales monotones jusqu’au jour où elle découvre qu’un groupe d’animateurs du village estival forment un groupe de danse. Pour la jeune fille sage, c’est le début de l’émancipation grâce au « dirty dancing », cette danse ultra-sensuelle, et la rencontre avec Johnny Castel, le professeur de danse.
Je n’aurais malheureusement que peu de choses à dire sur le film n’étant clairement pas la cible!
Je me suis globalement ennuyé même si je m’attendais à bien pire encore. Les acteurs sont bons mais sans plus. La réalisation est très plate et sans originalité. Heureusement (même si encore une fois je n’apprécie pas forcément) la musique et les chorégraphies sont plutôt sympas. Les clichés sont légions et l’histoire est rose bonbon et archi-réchauffée. Mais bon c’est surement ce qui a fait le succès du film (avec sa musique et ses chorégraphies bien sur).
Note: 12,25/20

 

Affiche Deux têtes folles Richard QuineDeux têtes folles, de Richard Quine (1964)
Il ne reste plus que trois jours à Benson pour remettre un scénario dont il n’a pas écrit une ligne. Il se rend à Paris en espérant que le charme de la ville va l’aider à trouver l’inspiration. A court d’idée, il finit par demander à sa secrétaire de l’aider. Ensemble, ils vont imaginer une série d’histoires dont ils se voient tour à tour les héros.
Je ne raffole pas vraiment des comédies romantiques quelles soient d’hier ou d’aujourd’hui. Mais pour de mystérieuses raisons celle-ci m’a bien plu. Sans doute le côté artiste barré en manque d’inspiration m’a t’il plus parlé que les sujets habituels. Il faut bien admettre aussi que les acteurs jouent plutôt très bien et la réalisation se permet quelques folies quant il s’agit de montrer à l’écran ce que s’imaginent les personnages pendant la rédaction de leur scénario.
Bien sympa!

Note: 14,5/20

 

Affiche Mommy Xavier DolanMommy, de Xavier Dolan (2014)
Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au cœur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
Beaucoup seront surement en désaccord avec ma note et mon commentaire mais globalement je ne comprend pas pourquoi ce film fut porté au nu à ce point là.
Bien sur il est très bon, il est à la fois drôle et touchant, c’est très bien fait, bien pensé. Les acteurs sont tous excellents, les personnages et leurs relations travaillés comme jamais… mais ça s’arrête là. Il y a trois choses qui m’ont ennuyé.
D’abord le thème général et son traitement. On introduit d’entrée de jeu, au premier plan, de façon brutale, une dystopie futuriste sur une loi extrême qu’au final on n’exploite que 5 minutes à la fin du film et à demi-mot. Pas terrible. En plus de ça (et encore une fois même si c’est très bien fait) le thème de la mère (ou père) et son fils (ou fille) turbulente ou difficile et l’intervention d’un tiers en bien ou en mal dans leur relation c’est du réchauffé. Oui il y a le côté maladie mentale mais est-ce si intelligent que ça de mettre cet aspect ci en avant au risque même de stigmatiser tous les enfants à problème en les montrant comme des enfants malades.
Enfin le gros point noir, l’image. Je comprend la démarche du petit cadre symbolisant ce que ressent l’ado, son mal être… mais vu le prix de la place de ciné ça fait mal de voir plus de 50% de l’écran en noir tout le long. Et pourquoi nous le mettre en avant pendant 1 minute (même si encore une fois je comprend la métaphore de son bien-être momentanée), il aurait peut-être mieux valu ne pas y toucher, presque le spectateur ne s’en serait pas rendu compte.

Pour terminer je déconseillerai tout doublage français, les expressions québécoises ajoutant tout l’humour et faisant parties intégrante des dialogues cela risquerait de donner quelque chose de médiocre. 
Note: 13/20

 

Affiche Horns Alexandre AjaHorns, de Alexandre Aja (2014)
Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…
Un film très critiqué, selon moi injustement, par la presse et une partie des spectateurs. Bien sur ce n’est pas le film du siècle c’est évident, en particulier à cause du fait que certains risquent de bien vite comprendre qui est le meurtrier. Mais quand même! Alexandre Aja n’a pas fait que (et n’est pas obligé de faire que) des films trash hardcore type Colline à des yeux ou Haute tension. Je n’ai pas encore vu Maniac mais quelque chose me dit qu’il ne sera pas trash non plus, en tout cas pas comme les deux que j’ai cité. Horns est bien fait, bien réalisé, on retrouve quelques scènes visuellement très abouties avec les « pouvoirs » de « Ignatius ». On peut d’ailleurs se réjouir de la reconversion enfin réussi de Daniel Radcliffe qui, à mon sens, joue très bien ici. Mais le point le plus intéressant je trouve est la critique sociétale qui est fait dans ce film, avec quelle facilité les voisins se montrent radiaux, pervers et les journalistes vicieux etc. C’est bien normal d’y trouver ce genre de réflexions mixées dans un scénario mi-polar mi-fantastique car le film est tiré du livre « Cornes » écrit par un certain Joe Hill qui n’est autre que le fiston de Stephen King et qui (du moins ici) reprend assez bien les codes de papa en les adaptant peut-être un public un peu plus jeune. La fin est un peu étrange et sans doute mieux expliquée dans le livre (voire différente, mais je ne l’ai pas lu donc i don’t know).
Un film bien sympa, ne vous fiez pas aux commentaires des masses. 
Note: 14,5/20

 

Affiche Gone Girl David FincherGone Girl, de David Fincher (2014)
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
David Fincher on l’aime ou on le déteste selon les films. Je ne suis pas certains qu’un spectateur puisse se trouver entre les deux avec un Fincher. Quoiqu’il en soit j’ai adoré Gone Girl. La réalisation est sombre et assez sobre(comme à son habitude) mais travaillée et réfléchie. Les personnages et leurs relations sont bien entendus au cœur du film, détaillés à l’extrême, complexes voire inattendues par moment (surtout la fin), et c’est bien normal pour un thriller psychologique. Le scénario est très bien pensé et a un rythme d’évolution bien particulier. Il nous lance sur une façon d’aborder le film, puis il retourne la situation et il secoue bien le shaker émotionnel dans lequel il vient de nous mettre. Finalement on nous mène bien en bateau. Enfin les acteurs sont fantastiques et déploient tout leur talent de comédien ! Même les seconds rôles discrets sont notables, en particulier avec la présence de Neil Patrick Harris. Les musiques sont comme à leur habitude avec Fincher discrètes mais pesantes.
Immanquable! 
Note: 17,5/20

 

Affiche La French Cédric JimenezLa French, de Cédric Jimenez (2014)
Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.
J’avais déjà adoré le diptyque sur Mesrine avec l’incroyable Vincent Cassel et je suis bien heureux d’avoir pu constater avec 96 heures et La French que d’autres Polar et/ou Biopic policiers d’excellentes qualités étaient faisables dans l’hexagone.
Le duo Dujardin / Lelouche est absolument fantastique, les deux acteurs incarnant à la perfection leur personnage et donnant toute sa force au film. Les décors reconstitués et accessoires de l’époque sont bluffants de réalisme. La réalisation est plutôt classique mais fait parfois preuve de beaucoup d’inventivité en particulier dans les scènes « d’action » et les scènes où les personnages reçoivent des « chocs » comme la fameuse scène des escaliers. On s’attache aux personnages, on a peur pour eux, pitié pour certains. On observe les dérives du système avec dégoût comme les policiers qui accompagne Michel et on rentre à 100% dans le film.
Un excellent film, un excellent biopic, bref à voir !

Note: 16,5/20

 

Affiche Valentin Valentin Pascal ThomasValentin Valentin, de Pascal Thomas (2015)
Dans ce « fenêtres sur cour» qui se déroule dans un petit immeuble parisien, tout un monde hétéroclite gravite, s’aime, s’observe sans toujours se voir. C’est là que vit Valentin, jeune homme mélancolique, charmant, partagé entre sa maîtresse au tempérament insatiable, les trois jeunes filles du cinquième étage qui tournent autour de lui, une gardienne démonstrative et une belle chinoise dont la présence dans la maison d’en-face l’intrigue et le fait rêver.
A quoi pense-t-il ? Que dissimule-t-il ? Que cherche-t-il ?
Valentin invite tous ses voisins à sa pendaison de crémaillère, sans se douter qu’il déclenche ainsi une spirale de violences…
Petit film français bien sympathique.
Quelque part entre la comédie, le film choral et le thriller, Valentin Valentin se démarque surtout par son scénario et ses acteurs très bien dirigés. On peut regretter toute fois qu’il y ait peut-être quelques personnages de trop qui, du coup, n’ont pas le temps d’être développés voire sont complètement transparents. On ne s’attache pas à eux, on les ignore et on a juste envie que la caméra retourne sur le personnage principal.
Côté scénario c’est plutôt bien écris et jusqu’à la dernière minute on ne saura pas ce qui est arrivé à Valentin. 

Petit bémol néanmoins (même si c’est rafraîchissant dans un certain sens) le côté complètement hors du temps du quartier et de l’immeuble. Pas de préoccupations sérieuses, pas de chômage, pas de quotidien contraignant, pas vraiment de « mauvaises » rencontres si ce n’est ces fameux voisins chinois louches… une bulle un peu étrange dans notre monde d’aujourd’hui.
Perfectible mais bien sympa!
Note: 14/20

 

Affiche Necronomicon Christophe Gans Shûsuke Kaneko Brian YuznaNecronomicon, de Christophe Gans, Shûsuke Kaneko, Brian Yuzna (1994)
En quête d’inspiration, Howard Philip Lovecraft s’infiltre dans les sous-sols d’une bibliothèque renfermant le Necronomicon, grimoire maléfique rédigé sur une peau humaine. Cette lecture va lui inspirer trois histoires terrifiantes.
Adapter les œuvres de HP Lovecraft a toujours été une tâche délicate pour le 7ème art. Outre l’excellent court-métrage « Call of Cthulhu » de 2005, la plupart des films, sans être mauvais loin de là, sont bien souvent très fortement influencés par les codes du genre et la plupart du temps on flirt avec la série B.
Ici les réalisateurs prennent le parti-pris de ne pas raconter une seule longue histoire qui aurait pu ne pas être crédible bien longtemps mais d’en raconter trois complètement différentes les unes des autres. Du coup aucun risque de voir une histoire complètement partir en live, mais on se retrouve avec trois parties de qualité inégales. La seconde en particulier m’a semblé un peu en dessous alors que la première, elle, s’est montrée particulièrement efficace et dans l’esprit de l’auteur. La partie avec Lovecraft justement sans être très intéressante en soi, ajoute un côté « réaliste » plutôt ambitieux et en lien avec la confusion que l’auteur lui-même laissait souvent planer sur ses œuvres (surtout autour du Necronomicon). Les acteurs sont tous plutôt bons et bien dirigés. Les designs et décors sombres à souhait rendent particulièrement bien et les effets visuels sont classiques (sans images de synthèses) mais efficaces.
En bref une bonne petite pioche et un film qui conserve en partie l’esprit du maître (contrairement à d’autres adaptations discutables!… mais un jour je ferai un article les regroupant toutes!). 

Note: 15/20

 

Affiche La vérité si je mens 3 Thomas GilouLa vérité si je mens!3, de Thomas Gilou (2012)
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Quel petite torture pour moi que cette saga de films. Définitivement je ne comprends pas pourquoi ça a été fait et comment ça a pu marcher autant surtout. Il est quand même moins pire que les deux premiers pour différentes raisons. D’abord il est pas aussi proche des questions religieuses que le premier. L’aspect « bande de potes » est plus intéressant que l’aspect « communauté religieuse » (sans parler des « dangers » actuels quant au renforcement des sentiments communautaires). Par rapport au second, il est moins long et c’est plutôt un bonne chose. Les acteurs se sont recadrés autour du casting originel et jouent un peu mieux.
Venons-en aux points noirs. Plutôt que d’être « communautaire » il est caricaturale à l’extrême (limite raciste) quant aux asiatiques. Par certains points on peut même le considérer comme misogyne, le rôle des femmes étant relayé à des anecdotes sans importances ou considérés comme futiles. Il y a même un personnage qui a deux vies et deux femmes, ce qu’un autre personnage trouve franchement cool.. L’intrigue et les péripéties sont pratiquement les mêmes que dans le deuxième film, sans quand on en sente les enjeux. Enfin les familles des uns et des autres sont tellement noyées sous les « gags » à répétition que l’on ne s’attache pas un seul instant à ce qui leur arrive ni à leur vie.
Divertissement mais pas bon du tout.  

Note: 11,5/20

 

Affiche Iron Sky Timo VuorensolaIron Sky, de Timo Vuorensola (2012)
Depuis 70 ans, ils nous observent. Dans l’ombre de la face cachée de la lune, les Nazis se préparent à l’attaque finale.
En 2018, le mal absolu renaît… cette fois-ci, la guerre contre l’envahisseur sera totale.
Voilà un film des plus intéressants.
En premier lieu petite précision: il s’agit d’un film conçu par des passionnés volontairement comme un film de série B, à la limite du scénario de jeux de rôle. Il est international et a été en grande partie financé par financement participatif, de nombreuses personnes répondant à l’appel d’un scénario original et décalé. Et c’est bien cela la force MAJEURE du film! Il ne cherche pas spécialement à être drôle. Il ne cherche pas non plus à être impressionnant (même si avec le peu de moyens, leurs effets visuels et leur direction artistique sont plutôt très impressionnants). Il cherche juste à exploiter à fond une idée de base un peu loufoque, en restant crédible dans ce contexte. Ici point de pseudo-réalisme à la Interstellar, pas de méga-bataille à la Marvel ou à l’Hollywood en général, juste ce qu’il faut là où il faut. Evidemment il n’est pas sans défauts, quelques-uns des acteurs sont pas super bons ou surjouent, il y a pas mal de clichés forcément et deux trois longueurs dans le film… mais quel plaisir de voir des scénaristes tout oser et aller jusqu’au bout de leur trip sans arrondir les angles pour vouloir plaire à tout le monde. En lisant le résumé on pourrait s’attendre à rire mais c’est qu’en réalité le public finit aujourd’hui par confondre « Comic Relief » et idées « atypiques/loufoques/originales » tant les films sont devenus mainstream (voire mon commentaire sur Groot des Gardiens de la Galaxie). 
Bref un film bien fun, travaillé avec peu et donnant un excellent résultat final. A prendre pour ce qu’il est et surtout pour ce qu’il a osé être !
Note: 15/20

 

Affiche Forbidden Zone Richard ElfmanForbidden Zone, de Richard Elfman (1980)
La famille Hercule s’installe dans sa nouvelle demeure californienne et découvre dans la cave une porte qui donne accès a la sixième dimension, un univers lubrique peuple de personnages complètement loufoques: un roi nain, une reine jalouse, des courtisanes en bikini et Satan en personne.
Je me demande si je n’ai jamais vu film plus délirant. On est même loin devant le Rocky Horror Picture Show. La famille Elfman au grand complet (dont Danny connu principalement pour ses musiques avec Tim Burton et le générique de la série Code Lisa) nous offre un film absolument ovniesque. Décors en cartons, effets grossiers, jeux d’acteurs ultra-exagérés, aspect comédie musicale avec des chansons sur des thèmes plus qu’étranges et surtout un univers complètement hallucinant visiblement crée avec de l’acide dans le sang! Tant dans le monde « normal » où tout le monde est profondément débile que dans la sixième dimension où tout est prétexte à sexe, meurtre et réflexions métaphysiques stupides. Le scénario nous téléporte ailleurs et nous force vite à débrancher le cerveau. 
Malgré tout, le film reste cohérent avec lui-même, ne se prenant jamais au sérieux tout en étant sérieusement fait. L’histoire avance et se permet même d’être influencée par quelques inspirations mythologiques. Enfin les acteurs s’amusent et ça se voit !
Hallucinant, OVNIesque mais très appréciable. 
Note: 13,75/20

 

Affiche Métal hurlant Gerald PottertonMétal hurlant, de Gerald Potterton (1981)
Suite à l’arrivée d’un mystérieux engin tout venu de l’espace, une lueur verte nommée le Loc-Nar répand son pouvoir maléfique sur toute la surface de la Terre. Mais qui aura donc le courage de la stopper ?
Un film de l’ombre, devenu culte, dont beaucoup ont entendu parlé mais devenu très difficile à trouver et que peu ont vu. Qu’en penser?
Et ben d’abord faut avouer que c’est pas super super beau visuellement. C’est un peu mal dessiné, c’est un peu saccadé, c’est un peu moche même selon les arcs. Pendant tout le film j’ai essayé de savoir s’il combinait dessins animés et prise de vue réelle rotoscopée (comme Le Seigneur des Anneaux de 78) mais j’ai pas réussi à trouver d’informations. Je pense quand même que c’est le cas, pour certains arcs narratifs du moins.
Niveau scénario ça ne vole pas très haut cette histoire de lueur maléfique, mais soit ça passe. Il y a effectivement un certain nombre de critiques sociales implicites derrière ce « mal » mais cela reste tout de même très dilué dans les squelettes et les gros nichons ! Car oui ce film est légèrement violent mais est surtout l’expression des fantasmes masculins des eighties. Gros nichons à l’air à tour de bras et au moindre prétexte, femmes faciles, salopes vicieuses, ou à l’opposé walkyrie guerrière et pure.. bref fermez les yeux si vous êtes féministes. Niveau histoire les différentes scénettes ne se valent pas toutes, loin de là, certaines sont sympas, d’autres plutôt ennuyeuses. En réalité pour certaines l’histoire et le visuel sont « prétextes » à la musique comme un clip géant (ex: The Wall de Pink Floyd ou plus tard ceux de Gorillaz ou Daft Punk). Il est du coup assez difficile d’en juger le « scénario ». Les musiques d’ailleurs sont très sympas et fort originales puisque intégralement faite de hardrock et métal old-school!
Du coup la vraie force du film c’est d’être au final un dessin animé/film relativement sombre, de SF/Fantastique, avec de la musique hard rock/métal en guise de BO (chose rarissime à l’époque!). A l’exception de Taram et le Chaudron Magique, de Metal Hurlant et du Seigneur des Anneaux justement, je ne connais pas d’autre dessins animés de l’époque pouvant prétendre à une direction artistique atypique et à un ton plus adulte. A voir.

Note: 13,75/20

 

Affiche Black Book Paul VerhoevenBlack Book, de Paul Verhoeven (2006)
La Haye, sous l’occupation allemande.
Lorsque sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre.
Elle rejoint alors la Résistance et, sous le nom d’Ellis de Vries, parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l’officier Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi…
Le papa de Robocop et de Starship Trooper se penchant sur la seconde guerre mondiale… Qu’est-ce que cela peut bien donner ? Et bien déjà, alors qu’on pouvait s’attendre venant de lui une débauche de combats, il n’en n’est rien. Place aux héros de l’ombre, à la résistance, aux trahisons et aux délations en chaîne… les quelques combats présent suivent les résistants de cette Hollande occupée et sont en général aussi sanglants que brefs. On trouve dans le film de très bons acteurs, très bien dirigés, en particulier Carice van Houten (/Mélisandre dans Game of Thrones). Les personnages sont tous bien travaillés et détaillés et la suspicion entre eux est au coeur de leurs relations. Le  scénario est sombre et pesant, l’intrigue étouffante et pleines de rebondissements. Aucune idée pendant le film de qui collabore(nt) avec les allemands et pourquoi trahi(ssen)t-il ses frères… 
Bref un excellent film sur la seconde guerre mondiale avec un fort côté thriller paranoïaque des plus agréables!
Note: 16/20

 

Affiche The Imitation Game Morten TyldumThe Imitation Game, de Morten Tyldum (2015)
1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.
La seconde guerre mondiale semble étrangement être au cœur de pas mal de films récents. On pourrait s’attendre à être lassé par l’Histoire et ne plus être attiré par ces films. Néanmoins ils s’attellent aussi en général à montrer la guerre sous des angles inhabituels ce qui les rend toujours aussi intéressants. Monuments Men pour les œuvres d’art européennes, Black Book pour la résistance côté hollande, Indigènes pour l’implication des colonies et Imitation Game pour les hommes de science. J’entends par là les ingénieurs et scientifiques qui contribuèrent aux succès de leur patrie (et ce dans un camp ou dans l’autre, car les avancés militaires allemandes étaient importantes également à l’aube du conflit). Ici il s’agit de suivre une tranche de vie de l’un des précurseurs de l’informatique et de la micro-électronique, Mr Alan Turing, qui, au cours de la guerre a décodé cette fameuse machine à crypter nazi, Enigma. Le film est très basique niveau réalisation, il n’apporte rien de nouveau à la façon de filmer et ne marquera pas l’histoire du cinéma en général. Bien que l’on tourne le personnage de Turing en dérision en suivant le gimmick/cliché hollywoodien du génie autiste et asocial, l’extraordinaire interprétation de Cumberbatch rend le tout à peu près crédible et on reste dans le film. Les autres acteurs ne sont pas en reste, en particulier Charles Dance et Matthew Goode(/Ozymandias dans Watchmen). La guerre en elle même est peu montrée mais toujours de façon très percutante et brusque. Enfin le film critique également le sort réservé aux homosexuels à l’époque en Grande-Bretagne, Turing souffrant énormément de son amour pour les hommes. A noter d’ailleurs que le titre (à défaut de faire référence à la théorie/test scientifique qui porte ce nom) fait surement en réalité référence au fait que le personnage doive faire semblant d’être « normal » pour pouvoir continuer sa machine et accomplir son formidable devoir dans le conflit.
Pas sans défauts et plutôt banal dans le visuel, le jeu d’acteur et l’incroyable scénario qu’offre un biopic sur Turing font de ce film est un excellent long métrage à la fois pesant, émouvant mais aussi incroyablement passionnant. 

Note: 17,5/20

 

Affiche La Chute Oliver HirschbiegelLa Chute, de Oliver Hirschbiegel (2004)
Berlin, avril 1945. Le IIIe Reich agonise. Les combats font rage dans les rues de la capitale. Hitler, accompagné de ses généraux et de ses plus proches partisans, s’est réfugié dans son bunker, situé dans les jardins de la Chancellerie.
A ses côtés, Traudl Junge, la secrétaire particulière du Führer, refuse de l’abandonner. Tandis qu’à l’extérieur la situation se dégrade, Hitler vit ses dernières heures et la chute du régime.
Une fois encore un film autour de la seconde guerre mondiale, cette fois-ci vu par le filtre de la dernière secrétaire d’Hitler pendant les dernières semaines de sa vie.
Largement inspiré du livre de Trevor-Hoper que j’ai lu récemment, le film montre la face cachée du IIIe Reich et les coulisses du pouvoir. Les gens qui entourent Hitler, les courbettes malsaines de certains de ses partisans, les trahisons d’autres, les rares fanatiques fidèles jusqu’au bout et la psychologie aliénée par la défaite de l’homme lui-même. Sans être aussi détaillé que le livre bien entendu, il en conserve l’essentiel et surtout l’esprit glauque et l’étrangeté de la situation dans le Bunker du Reich. Petit point fort supplémentaire du film: montrer également ce qui se passe dans les rues de Berlin: les jeunesses hitlériennes qui se sacrifient aveuglément, les milices nazis qui traquent les réfugiés qu’ils soupçonnent de trahison, les orgies organisés en marge des combats par les dirigeants.. bref les derniers jours de toute institution, état ou empire. Le film ne cherche pas spécialement à humaniser le Führer ou à le rendre « sympathique » comme on pourrait s’y attendre, il reste colérique, violent et glisse vers la folie. Bien qu’il soit montré au plus faible de sa force, malade, paranoïaque, trahi de toute part, presque schizophrène et sur le point de se suicider, le film ne nous « incite » pas à ressentir pour lui de la compassion, il décrit simplement comme le titre l’indique la chute de l’homme en parallèle de celle de son pays. La réalisation est soignée en particulier les décors et le fameux bunker de la Chancellerie. Les acteurs sont tous excellents et bluffants de réalisme, tellement que cela en serait presque un peu effrayant.
Un film ô combien sombre montrant la chute d’un pays, d’un tyran et de la partie humaine qui est en lui.
Absolument génial! 

Note: 17,75/20

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commentaires
  1. maedhros909 dit :

    PS: Un article qui fut fort long à écrire et s’étala sur plusieurs mois avant d’être finalement achevé. Au moins y’en a pour tous les goûts!

  2. rp1989 dit :

    Un article long mais quelle diversité de films 🙂 !

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