Paul Dini présente Batman, Tome 1: La mort en cette cité

Publié: 16 septembre 2015 par maedhros909 dans Comics et Romans Graphiques, Littérature
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Scénario: Paul Dini
Dessinateurs: Multiples

Batman n’est pas seulement un super-héros, il est aussi le plus grand détective du monde. Si ses enquêtes l’amène souvent à se confronter à la pègre de Gotham, il devra cette fois-ci s’escrimer devant la haute société.

Sur son chemin, il croisera le Sphinx, devenu enquêteur pour les plus fortunés, et développera même une romance contrariée avec la magicienne Zatanna.

 

Comment commencer ce nouvel article sur les Comics Batman.. Ah oui.. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas: mais qui est Monsieur Paul Dini ?
Et bien Paul Dini est surement un des scénaristes de l’ombre les plus prolifiques pour DC Comics et ce à partir des années 90-2000. Il est d’abord découvert par George Lucas himself qui l’engage pour travailler sur des divers projets d’animation. Il est ensuite embauché par Warner Bros en 89… Et de là il supervise les scénarios de LA série Batman des années 90 que tout le monde connait, la seule, la vraie, avec la voie de Mark Hamill! De sa plume naît même Harley Quinn, devenue depuis un des personnages féminins les plus intéressants de l’univers de Batman. Dans le même élan, il gravite autour des séries « Superman: L’ange de Métropolis », « Batman la relève » (et créant du coup Terry McGinnis)  et « La Ligue des Justiciers »! Il poursuit son chemin dans le monde télévisuel et devient un des scénaristes de JJ Abrams pour « Lost » puis est rappelé par Lucas pour la série animée « The Clone Wars ». Le Chevalier Noir faisant parti intégrante de sa vie d’artiste c’est Dini qui signe les scenarii des désormais archi-cultes jeux-vidéos « Batman Arkham Asylum » et « Batman Arkham City ».
Bref, après ce petit point biographie (merci wikipédia!), il me semble donc tout naturel que DC Comics ait embauché cet auteur pour superviser aujourd’hui une série de Comics papiers également.

Comme il se doit on assiste à une démonstration pure et simple d’écriture typique des séries télés ou des jeux vidéos modernes. D’un côté chaque chapitre a sa fonction, son histoire, sa conclusion propre et de l’autre on conserve certains fils rouges et des indices concernant une intrigue globale qui sont dissimulés un peu partout.
Paul Dini met l’accent sur ces indices d’une part mais aussi sur les personnages et en particulier les relations entre Batman et quelques Super-Vilains. On retrouve ainsi le Sphinx (aka Edward Nigma) faire amende honorable et se transformer en détective privée à priori tout à fait honnête et même collaborer avec le Chevalier Noir. Il est suivi dans une moindre mesure par Le Pingouin qui tient un club/bar apparemment sans faire de bêtises. Même Poison Ivy en vient à être aidée par Batman et à l’aider à sa manière. On y retrouve également quelques nouveaux meurtriers lambda destinés à exprimer la violence de Gotham et une mise en avant de quelques méchants un peu secondaires, dans ce premier volume le ventriloque/scarface en particulier. On retrouvera aussi bien entendu une Harley Quiin (qui est là en cours de guérison et donc pas vraiment du côté des méchants non plus) ainsi que quelques autres ennemis mythique de Batman.
Côté batcave donc l’accent est mis principalement sur la relation qu’à Bruce/Batman avec un personnage féminin de la Justice League lui aussi relativement peu « connue », à savoir Zatanna la magicienne. La relation de romance ambiguë qui s’installe entre eux est fusionnée à leurs souvenirs d’enfance heureux. Elle est néanmoins troublée par les réminiscences d’un événement (d’un autre volume) où Zatanna a trahi Batman et s’est servi de sa magie sur lui. Tout ça fait de cette relation un cocktail intense, explosif, réussi et passionnant.

Petit point négatif, il y a mon goût un peu trop de références (et d’astérisques qui nous y renvoit) à d’autres albums, en particulier à la série « Grant Morrison présente ». On peut facilement s’en sortir sans les avoir encore lu (c’est pour le moment encore mon cas) mais c’est un peu dommage de se sentir « obliger » de les acheter pour bien tout relier comme il faut.

Côté dessins c’est assez classique mais sympathique. Difficile à dire plus de choses sur le style (et encore plus pour moi, peu habitué aux commentaires de dessins et de BDs) car les dessinateurs sont nombreux à se partager la tâche. J’ai trouvé cependant le premier chapitre vraiment très très laid, en particulier le visage de Bruce Wayne absolument affreux.

En bref, un mythique scénariste pour une série (de trois volumes?) Comics Urban qui semble plus que prometteuse!
Des indices dissimulés en sous-texte, une intrigue passionnante, un découpage très intéressant et des relations entre les personnages misent en exergue. Ne reste plus qu’à se fixer sur un style visuel et peut-être se dédouaner des liens tissés avec les autres Arcs Narratifs du Dark Knight pour toucher à la perfection!
Note: 16,75/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    La couverture est magnifique!

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