Batman Vampire, de Moench et Jones

Publié: 15 novembre 2016 par maedhros909 dans Comics et Romans Graphiques, Littérature
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Dessins: Kelley Jones
Scénario
: Doug Moench

Il rôde dans les recoins des plus sombres de la ville, cherche à protéger les innocents d’une armée de vampires en quête de festins nocturnes.

Y parviendra-t-il avant de lui-même succomber à la soif dévorante de sang humain ?

Le Batman est devenu l’un des leurs, rongé par le désir et la culpabilité.

 

Après La malédiction qui s’abattit sur Gotham où le mythique Batman était assez habilement mixé au panthéon Lovecraftien dans une Gotham City des années 20… Voici « Batman: Vampire » où le Chevalier Noir va se retrouver confronter à un autre personnage célèbre capable de se changer en Chauve-Souris: Dracula !

Le pitch de base peut paraître nanardesque au premier coup d’œil… Et dans un certains sens, il l’est un peu. Néanmoins les auteurs l’assument et utilisent habillement cette première impression des lecteurs pour les surprendre. L’intrigue n’est dans aucune continuité, aucun canon, au même titre que celui des années20 (et de biens d’autres je suppose). Du reste dans ce cross-over survolté la quasi-totalité des principaux personnages connus du BatVerse (héros ou méchants) ne finiront pas en vie.

Mais revenons à comment cet apparent nanar ne l’est au final pas vraiment.
Dans un premier temps donc, Dracula décide de débarquer à Gotham qui, selon lui (et à raison), est un parfait terrain fertile pour établir son empire de vampires. Bien entendu, Batman s’oppose à lui et parvient (ATTENTION SPOILER) à le vaincre.
Mais à quel prix… le Chevalier Noir, dépassé par les forces surnaturelles des vampires, est contraint d’en devenir un lui-même pour endiguer le fléau. Et c’est là que le Comics prend tout son sens. La lutte de Batman contre la soif de sang vampirique et la sauvagerie de son état est la métaphore parfaite du délicat équilibre dans lequel a toujours évolué le Dark Knight. Toujours à la limite, toujours luttant contre ses propres démons et son envie de vengeance, toujours à éviter de devenir comme ceux qu’il combat: un monstre.
Cette métaphore donc, amenée par le prétexte de Dracula et des vampires, ajoute alors un sous-texte très intéressant à toute l’histoire et toutes les péripéties sanglantes qui s’y déroulent. Et ce en plus de découvrir ce qui se passerait pour Gotham si Batman devenait une telle créature de la nuit!
Les sentiments et les réactions des personnages qui lui sont proches comme Alfred et Gordon sont saisissants de justesse, ce qui ajoute encore plus de « réalisme » à cet état de fait fantasmagorique: Bruce Wayne est mort, il n’existe plus que le Batman et c’est un vampire.

Le dessin et la mise en page sont un peu « old-school » mais restent très agréables et très en symbioses avec le ton ultra-sombre et sanglant donné à l’histoire. Mention spéciale au design de ce Batman qui finit par réellement pouvoir voler physiquement (et sans artifice) tout en gardant sa cape d’un noir de jais.

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En bref donc, une assez belle surprise et une métaphore filée poussée à fond dans l’univers de Batman et la psychologie de Bruce Wayne.
Quelques longueurs au début de l’intrigue et des dessins assez classiques mais le tout est cohérent et très original (et assez jouissif!).
Un exemple de cross-over entre deux univers radicalement opposés que je recommande donc.
Note: 15,5/20

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commentaires
  1. rp1989 dit :

    Il a l’air original ce comics :).

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